Le rêve du vieux Corse, Denise Rocher

Le vieux Corse dans l’obscurité et la fraîcheur de sa maison de Sartène voudrait bien atteindre son bol et boire son lait. Mais une vague ocre l’en empêche. Il n’ose pas tendre la main car il pense qu’il s’agit là de sang. En fermant les yeux, il revoit la Camargue où il est allé, un jour, en voyage, et où il a vu des oiseaux à longues pattes se mirer dans l’eau près des ajoncs. Mais lorsqu’il ouvre les yeux, toujours ce sang le sépare du bol. Il devrait sortir et s’asseoir sous l’arbre devant sa maison, mais il est comme paralysé, et ni le souvenir de la Camargue, ni l’idée de l’ombre du tilleul n’arrivent à le détendre. Peut-être quelqu’un viendra-t-il frapper à sa porte et le réveiller, alors il s’apercevra qu’il s’est endormi, mal assis, qu’il souffre de courbatures partout et que… tout cela n’était qu’un rêve.

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