« Il n’y a pas de vraie mémoire de soi »

La citation du titre de ce post est de Annie Ernaux, dans La Honte. Je suis partie de cette réflexion pour bâtir une proposition d’écriture autour d’un personnage (continuité d’ateliers précédents) que l’on cernerait par ce qui le constitue : environnement culturel, social, géographique, familial… Avec la contrainte d’une écriture descriptive, distanciée, à la 3e personne du singulier, sans parti pris, en laissant apparaître par l’écriture quelque chose de ce personnage, mais sans a priori. « Pas de récit qui produirait une réalité au lieu de la chercher », dit encore Annie Ernaux.

Pour aborder la suggestion et prêter un environnement à notre personnage, j’ai pensé qu’il était bien de s’appuyer sur un bout de notre réalité, vécu, mémoire… Sur quelque chose que l’on connaît suffisamment pour le convoquer au début quitte à s’en éloigner ensuite. Mais partir d’un vrai souvenir (même ténu) de ville, de quartier, d’habitudes familiales, d’école, de comportements, etc. Mobiliser cette mémoire-là, factuelle, d’un environnement que l’on pourra avec le recul décrire le plus objectivement possible…

Lecture : La honte, Annie Ernaux, p. 224 [1997], Gallimard, Quarto, 2011.


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