Le carnet jaune à spirale [notes sans suite avec Odilon Redon]

Le carnet jaune à spirales ne parle que de l’année 2011. Je l’ai pris au hasard parmi de nombreux autres carnets. Il ne parle que de l’année 2011 mais de peu de choses finalement, même s’il est aux 3/4 remplis.

« Il y a de l’esprit jusque dans la chair et de la chair jusque dans l’esprit. »
Saint Augustin

J’écrirai un jour un roman qui s’intitulera Escape Lane…

Suivent des notes sur Odilon Redon (1840-1916) et l’expo du Musée Fabre en 2011 à Montpellier… Il était à l’honneur dans le roman de Huysmans, A rebours… Mais je n’ai jamais lu A rebours ! Je me demande souvent pourquoi je prends telle ou telle note…

« On ne peut m’enlever le mérite de donner l’illusion de la vie à mes créations les plus irréelles. Toute une originalité consiste à faire vivre humainement des êtres invraisemblables selon les lois du vraisemblable en mettant autant que possible, la logique du visible au service de la logique de l’invisible » Odilon Redon

Odilon Redon, ses « Noirs, sa mélancolie… Les tableaux de sa période dépressive après la mort de son premier enfant, et toutes ces morts qui s’ensuivirent. Le tableau La nuit date de cette période tourmentée, 1886… Le Centaure, tirant à l’arc, vers 1895… Old age, un autre tableau devant lequel je me suis arrêtée. J’aime autant ses titres-légendes que ses dessins… « Je me suis enfoncé dans la solitude. J’habitais l’arbre derrière moi. » qui titre un arbre creux… Il parle encore dans le carnet jaune :

« Je n’ai jamais employé le mot défectueux d’illustration, vous ne le trouverez pas en mes catalogues. C’est un terme à trouver : je ne vois que ceux de transmission, d’interprétation, et encore ils ne sont pas exacts pour dire tout à fait le résultat d’une de mes lectures passant dans mes noirs organisés. » Odilon Redon

ou encore

« La mort : une ironie dépasse toutes les autres », légende du dessin Ironie…

Tout change avec la couleur dans les années 1890. J’ai aimé le tableau de son fils Ari, la belle couleur orange de The child, 1894, un portrait d’une Jeanne dont je ne peux relire le nom. C’est étrange comme à revoir certaines images de ses tableaux [sur Internet], tout cela me semble désuet mais me touche encore. L’art est émotion.

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