Le carnet jaune à spirale [2012]

Arles 2012, le 8 [août]

Petit hôtel de notre place des premières années. Chambre 5, bleue. Ventilateur bruyant au plafond. Casablanca ambiance !
Josef Koudelka et ses gitans pour commencer. Avec cette histoire de maquette deux fois perdue ! Photos superbes.
De ce que nous avons vu ensuite, que me reste-t-il en ce matin du 9 ? [C’est toujours le flou après des journées passées à arpenter les expos dans la ville, comme il y a longtemps, à Rouen pendant le festival du cinéma nordique, où nous passions de film en film, jusqu’à 4 par jour, pour finir par ne plus nous y retrouver dans les histoires, les acteurs, les cinéastes, les titres de films… Après des dialogues en norvégien, danois, suédois et toutes langues baltes entendues durant des heures, en sortant, invariablement, je m’étonnais que les publicités dans la ville soient en français, « tiens, ils disent biscottes ici aussi »…]

L’atmosphère Amos Gitai, dans l’église des Prêcheurs (à partir de 20 h) avec la voix de Jeanne Moreau, et des images de film dispersées çà et là sur les murs de pierre, installation limitée par des panneaux-photos sans grand intérêt (pour moi), mais l’ensemble me parle…
Il me reste Actes Sud et ce libraire charmant, bavard sur Italo Calvino et ses ayants droit « insolents et rapaces »… Pas de Château des destins croisés, mais cela me revient, une expo de photos de la fondation Alinari de 1890 à 1920 (à peu près) sur tout ce qui se photographiait en Italie avec une mise en scène inspirée justement d’Italo Calvino et de ses destins croisés. Extraits de son roman, cartes de tarots, et en correspondance, photos de la fondation. Nous sommes invités par un jeune guide érudit à imaginer une histoire derrière ces assemblages. Belle expérience.

Jan Mulder et sa collection de photos d’artistes latinos, pas mal non plus de voir les sujets d’intérêt au fil des décennies. Du portrait de gendarmes fin XIXe à la traque de gouttes d’eau sur une vitre en 2010. De grands panoramiques de villes où sont saisis à la fois les beaux quartiers et les bidonvilles dans un « abraço » [je prends des libertés avec le portugais…] qui donne à voir tout au même plan.

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