Un petit Moleskine tout noir [≠12]

[En route encore pour le nord du Québec, nous sommes toujours en 2005]

Vers Saguenay, Chicoutimi, que des pépites ! Arrivée à Ste-Rose-du-Nord vers 14h30. Hamburger, hot dog, frites et petite glace molle dégustée sur le sentier face à l’anse de Ste-Rose. Et c’est reparti pour Tadoussac, paysage sublimissime. Baie magnifique, hôtel splendidement rouge au milieu du vert et du bleu. Belles maisons.
Mais on décide d’aller aux Bergeronnes ! Photo du lac Gobeil.
Tergiversations. Tadousssac est très, trop touristique à notre goût. La baie est bien sûr magnifique mais nous ne sommes attirés ni par le camping (où on peut louer une roulotte pour la nuit) ni par la ville elle-même entièrement consacrée à la baleine !
Aux Bergeronnes, calme plat, ville morte. On poste juste notre carte pour P & E et on file vers les Escoumins [?] petit port superbe où nous ne trouvons pas le gîte recherché. Nous demandons au Daniel Auteuil local, très gentil, puis on repart dans le bled d’à côté où décidément il sera dit que nous ne séjournerons pas. Le gîte n’existe plus, la maison a été rachetée par un couple. Nous ne courrons pas après le loueur qui s’est installé ailleurs. Nous retournons à Tadoussac prendre le traversier, pour 10 minutes de traversée sur le St-Laurent afin de retrouver la région de Charlevoix et plus précisément Ste-Catherine.
A Port-au-Persil, la voiture se met en première comme nous l’avait prédit le Routard… Nous trouvons sans peine le gîte des gens du pays, Antoine et Bertrande, 82 ans pour lui, et probablement la même chose pour elle. Ils nous accueillent gentiment. Il est 19 h. Nous allons dîner (on dit « souper » icite) à l’Horizon d’un quart de poulet rôti, frites, avec une Boréale et nous retournons au gîte, discuter un peu avec nos hôtes avant de nous coucher.
[Et à ce moment de ma transcription, je réalise que Antoine et Bertrande ne sont probablement plus de ce monde, que ces souvenirs engrangés avec eux sont la seule chose qui me reste de ce passage dans ce lieu (qu’ils n’appartiennent qu’à moi, qu’ils sont impartageables), avec quelques photos, quelques émotions sur lesquelles je remettrai des mots aussitôt que je m’y intéresserai vraiment, que je rejoins là une question surgie pendant l’atelier d’écriture en ligne avec François Bon, que ces questions m’ont assaillie durant toute ma visite aux Rencontres internationales de la photo d’Arles où j’étais encore en début de semaine (parce que reliées à différents projets photographiques, c’est fou tout ce que « Arles » remue à chaque fois), qu’aujourd’hui et depuis quelques jours je suis au Québec, et que le hasard est étrange qui veut que les carnets d’hier croisent ainsi la vie d’aujourd’hui…]

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