Un zap book jaune [≠ 9]

1er octobre [2000]

Nous sommes allés voir Yiyi à Saint-Gratien avec Stéphanie. C’était beau, vrai, touchant à la fois. A la limite parfois du mélo et du convenu, mais toujours sur le fil sans tomber de l’autre côté. Se souvenir de Yiang Yiang, le petit garçon qui photographie les nuques – « parce qu’on ne les voit pas alors (il) les montre » – de cette jeune fille qui est la seule à se confier à sa grand-mère comateuse, de ce mari et père à côté de la plaque avec son entourage, de cette maman qui pleure le vide de sa vie et à qui on envoie une infirmière pour la « soulager » de ne rien avoir à dire à sa mère. Edward Yang est le cinéaste.

18 octobre
Coup de foudre pour la Lozère par la route du mont du même nom. Couverte de châtaignes énormes et bonnes à goûter comme ça, fraîches (15 F le kilo dans un intermarché à Florac). Nous avons quitté B. et P. ce matin vers 11h, et d’arrêts cueillette (raisins, châtaignes, feuilles) en arrêts photos, nous sommes arrivés aux alentours de 18h à Florac. Moins de 200 km de Nyons ! En chemin, nous décidons de nous installer là, le soleil est chaud, le ciel est d’un bleu époustouflant pour nos yeux de Parigots et je me sens plus que jamais campagnarde, rurale ! Dans deux ans, nous chercherons une maison ici, deux ans, le temps de terminer la formation d’écriture pour moi et de gravure pour Marc, le temps de régler la cessation d’activité d’Alinéa, de suivre une formation à Jussieu pour s’installer à la campagne, et le tour est joué. De mettre en vente la maison of course…

[Grands fous rires à me relire et à transcrire cette rencontre avec la Lozère ! Nous mangions toutes sortes de châtaignes ramassées au hasard des routes et toutes nous semblaient délicieuses… C’était de la folie, nous en remplissions des cartons ! Depuis nous avons appris à distinguer les greffées des bouscas… Je m’étonne toujours de cette décision prise là sur un chemin de montagne, de nous installer en Lozère, et que nous avons menée à bien dans les délais annoncés. A l’époque, je lisais Village magazine, cette revue créée par deux journalistes installées dans le Perche et qui avaient flairé au bon moment la tendance « rurbaine »… C’est grâce à elles finalement que nous avons eu l’audace de tout quitter…]

Licence Creative Commons

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s