Un Zap book jaune [≠ 17]

Commencer avec une scène qui présente les seconds rôles.
Penser aux scènes intimes ou dialogues.
Il a craqué parce qu’elle avait trouvé le moyen d’aller dans un lieu et qu’il ignorait ce parcours.

[Tout cela est très abscons pour moi aujourd’hui. Je devais prendre des notes pour un écrit en cours…]

Une idée : un lecteur (une lectrice ?) écrit à l’auteur d’un livre qui l’a bouleversé. Il refuse d’adresser la lettre à l’éditeur qui la remettra à l’auteur, et cherche dans le minitel [Ouh la ! ça ne nous rajeunit pas ;-)] l’adresse de l’écrivain qui habite Paris, il en est sûr, lui est en province ou en grande banlieue, et l’envoie. Un jour il se rend à l’adresse de l’auteur, le guette, l’épie, lui invente une vie, le suit…
Cela dure, l’auteur lui répond, entre eux se noue une correspondance « amitieuse » où il ne reconnaît pas le style de « l’écrivain ». Il se rend dans une bibliothèque où l’auteur est invité pour une lecture. Ce n’est pas « son » écrivain.

[Bof, ça a dû être écrit, ce genre de choses !]

Personnages
La conscience obsédante de la vanité de nos actes, du plus anodin au plus élaboré, réfléchi. Ce passé qui grignote tout dès l’instant ou ce « tout » existe, cette condamnation à vivre au présent, que tout est perdu à peine « émis », une parole, un geste, une intonation, impossible à retrouver, et par conséquent unique, fondamentalement unique et singulier. (cf. Steiner p. 14, Errata, et aussi Héraclite et Kierkegaard).

En lisant La langue sauvée, de Elias Canetti, me revient ce souvenir du poète et peintre anglais (au nom d’origine française) de Saint-Ives [Cornouailles anglaises] qui nous avait déclamé une partie de la pièce qu’il avait écrite (un opéra ?).

[Quel souvenir encore vivace que cette déclamation ! Où avions-nous rencontré cet homme ? Dans un pub probablement… Ou dans une galerie d’art, plus sûrement. Oui, c’est ça. Je n’avais pas compris l’intégralité de son texte, mais l’émotion était si poignante venue de lui qu’elle nous enveloppait. Il déclamait dans son atelier, une petite pièce sans prétention, peu meublée, avec une baie face à la mer et au temps blanc. J’avais eu conscience de vivre un de ces moments intimes exceptionnels, tels qu’on les porte en soi longtemps.]

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