Un Zap book jaune [≠ 33]

Idées d’ateliers
[Je ne les mentionnerai pas ici, mais dans la rubrique ad hoc, un de ces jours. Il y est question de lieux, de dates, et d’une proposition intitulée « le boubou émissaire »…]

Le 2 novembre [2011]

Fragment de rêve de la nuit passée.
Je voulais remonter une rivière au bord de laquelle je me promenais avec M. semble-t-il, je remontais donc dans le sens contraire du courant. L’eau était très claire sur les pierres, tout était bien dessiné. J’arrivais à une arche de pierre, un pont qui enjambait la rivière et j’entendais des voix au-delà du pont, sans voir quiconque. J’éprouvais le besoin impérieux de remonter vers les voix, mais il fallait quand même que j’en parle à M., qui avait disparu dans l’intervalle semble-t-il, ce que je m’apprêtais à faire quand… je me réveillais.

[J’aurais oublié ce rêve apparemment anodin si je n’avais remis le nez dans ce carnet. Ce qui me surprend aujourd’hui, c’est la sensation très nette de le revoir et d’entendre mes propres injonctions quant à remonter la rivière vers les voix. Il me manque toujours la « fin »…]

Dans Montréal, le 3 novembre, au musée d’art contemporain, navrant, puis au Republic pour une bavette délicieuse.

(scène, suite, avec les mêmes personnages que dans le n° précédent du zap book jaune)
– (elle) Impression d’être trimballée… tous ces mots qui reviennent sans cesse dans ta bouche, l’air de rien… Ils m’excluent. Tu souris.
– (lui) …
– (elle) Mais j’ai décidé d’oublier pour un temps, d’aller de l’avant. Conseils de Clarissa.

[Je lisais Femmes qui courent avec les loups, de Clarissa Pinkola Estes, ceci doit expliquer cela.]

Bibliothèque nationale de Montréal, sous le soleil et le ciel bleu, après quelques giboulées de neige, fugaces ce matin. Repas aux 3 Brasseurs. Rentrés trop tard hier soir pour le poulet-frites avec J. Parti ce matin en week-end chez son père, nous avons quand même pu lui faire un énorme bisou sur le coup de 7h30…

Suit le récit d’autres rêves où il est question de sang, de rendez-vous raté, de révolver braqué sur une femme…

[Mes nuits sont plus agitées que vos jours…]

Au retour, fureter, elle savait les recoins, les terriers, les bouts de forêts, les land’s end. A l’affût se tenir prête à bondir à rebondir à humer à flairer yeux en dessous yeux en dedans larmes qui ne coulent plus s’asphyxier à deviner à trouver et hurler tête renversée cou tendu le sang dans les yeux.

[Ainsi se termine ce Zap book jaune.]

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