Le carnet rouge à spirale [≠ 3]

Arles, 28 août 2010
Arrivés ce matin après deux heures de route, la maison confiée à nos hôtes du moment, ainsi que Pénélope. Deux « pass » dans la poche, et hop, exposition Léon Ferrari, 90 ans aux fraises, avec son Christ en avion, dans le chœur de l’église, s’il-vous-plaît. Pas d’extase particulière pour nous deux. Augusto, le papa, avec ses photos de 1917 (poses diverses) donne à voir le procédé antique et solennel utilisé par les peintres pour reproduire un motif (quadrillage).
Ernst Haas (1921-1986) ne nous a pas non plus enthousiasmés, cette expo est celle de photos qu’il gardait pour lui… comme il avait raison. En dehors tout de même de trois : celle d’une femme de dos, en dos-nu, dans une soirée ou à un café ; les trois jeunes sur un balcon avec un ballon jaune ; la nageuse sortant de l’eau. Je crois que c’est tout. Nous sommes durs cette année.

Chez lui, tout sourit. Tout lui sourit, à elle. Chez elle tout sourit, tout lui sourit à lui. Echange radieux, uniquement surpris de profil. Elle blonde dorée, cheveux au carré, lunettes de soleil sur la tête, petite robe colorée ; lui, chauve, avec des yeux et un sourire pour tout charme. Ils s’écoutent, rient beaucoup. Contraste avec l’environnement atone, indifférent, des touristes ou des habitués. Ici, c’est le bistrot arlésien, et je me demande s’ils sont amis ou amants.

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