Le carnet rouge à spirale [≠ 4]

(2010, toujours, Les Rencontres d’Arles)

Expo collection Marin Karmitz, Mickael Ackerman
Magnifiques noir et blanc, déroulé de photos rectangulaires au grain plus ou moins épais, aux flous travaillés, aux traces posées comme des empreintes de mousse, de lichen. Je retiens l’enfant allongée dans la lumière blanche et tout entourée de noir ; le couple à l’homme chauve ; les regards de bien d’autres.

Deux très beaux portraits de Patrick Faïgenbaum, Angela et un vieux « docteur », Karel Cerny.
Johan van der Kenken. Beaucoup trop posé. Les jeunes filles aux yeux maquillés, les allusions lourdes (fenêtre avec pub Rose Vincent) puis jeune fille « à la robe »…

Gotthard Schuh
Je retiens ces deux images de l’enfant qui joue aux billes un genou à terre, un pied posé sur le premier cliché, le pide décollé sur le deuxième.

Dieter Appelt
« La tache attristant le miroir où l’haleine a pris. » Magnifique image d’un homme de dos, devant un miroir et qui souffle son haleine. Flou sur le regard. Main gauche aux veines saillantes posée sur le marbre du miroir (ou d’un meuble).

Graciela Iturbide
Etonnante Femme aux oiseaux dans un cimetière mexicain, 1988.

Larry Fink => « Beatnik », 1958.

On retrouve une photo de Joseph Koudelka, 1968, avec le cheval et l’homme accroupi à droite, qui semble lui parler.
[J’en parle dans le zap book jaune ≠12. Pas moyen d’installer le lien, flûte !]

La sérénité des paysages d’Abas Kiarostami, couleur et noir et blanc.

Toute cette collection Karmitz est à l’église des Prêcheurs où avait lieu l’an dernier celle de Nan Goldin.

Au bistrot l’Arlésien, ce soir du 28 août, château Marjolet, côtes du Rhône 2007, Bernard et Laurent Pontaud à Gaujac, dans le Gard.
Au menu, foie gras et confit de figue. Hampe au poivre vert pour Marc (non, ce n’est pas du poisson !), entrecôte pour moi.
Belle journée, belle soirée terminée par une balade près des arènes, descente vers la maison jaune, puis la petite place où se trouvaient les hôtels Voltaire et Gauguin. Nous y descendions quelque quatre ans auparavant et l’environnement a changé. L’hôtel Gauguin s’appelle désormais Le Belvédère, ses chambres doubles coûtent plus cher que celles où nous dormons (L’Amphithéâtre) pourtant classieux, la place a été relookée “piétonnière”. C’est mieux. Et les platanes sont toujours là.

[Toujours l’esprit GDR qui se réveille !]

Dimanche 29 août.
Café jambon au Tambourin à 9 h avant de piétiner dans la grande halle, enfin les Ateliers, à la découverte d’autres surprises photographiques.

[Chaque année bonheur renouvelé de découvrir l’univers d’artistes venus du monde entier. Chaque année, j’en reviens avec un désir d’écrire débordant, nourri de toutes ces rencontres. Où ai-je écrit ce qui déborde ?]

Licence Creative Commons

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s