Parenthèse romaine

Un peu d’actualité dans ce passé fouillé, compilé, recomposé… enfin, si l’on peut dire. Rome, c’était il y a quelques jours, et le passé s’en est emparé déjà. Je le dirai plus tard dans « Un Fabriano bleu », sans doute, mais voilà mes premières impressions, après une page de garde qui n’apparaîtra pas ici.

Rome pourrait être – si ce n’est rester, car nous avons déjà décidé de faire le vœu à la fontaine Trevi, de revenir – la ville de la perte et du malentendu.
[Bien sûr, tout ceci sera déplié plus tard en d’autres fragments, mais mes notes sont pour mémoire…]

Parmi aussi les évocations de Rome, il y aurait celle de l’amour inscrit dans son nom : ROMA-AMOR, palindrome souligné par Marco dans les premières heures où nous avons foulé les pavés della città.

Rome, ce serait aussi la foule sur le Corso le samedi, où l’on choisit de poursuivre notre déambulation néanmoins, et le niveau sonore inhérent à la fougue latine.

Rome, ses cafés longo, expresso, americano, cappucino, con latte.

Rome et ses ruelles où souvent des galeries inespérées telle celle où nous découvrons les dessins de Lord Compton – est-ce bien cela ?

A Rome, les façades anciennes jettent leurs ocres écaillés aux yeux des passants, écarquillés.

Rome et son forum qui saisit l’âme pour la conduire à rebours du temps, douze siècles auparavant, et l’on se sent partie intime de cette humanité qui nous a précédés élevant des temples à ses divinités.

Rome et ses marchands de fruits, ses vendeurs à la sauvette auxquels on tente d’échapper en ondulant le long des trottoirs bondés.

Rome et ses musées, le Capitole, la Galleria Borghese, le musée Barberini et leurs collections impressionnantes où dominent Titien, Rafaello, Caravaggio et Filippino Lippi et Ghirlandaio…

Trois photos de « ma » Rome, parce que je ne suis pas photographe, parce que tout a déjà été photographié, parce que je n’ai plus d’appareil photo mais seulement un téléphone mobile !

RuinesRomaTibre
RomaArbres

[La photo au centre est bien une photo, prise le dernier jour, sur un pont enjambant le Tibre. A la revoir, elle a l’air d’une peinture. Et de me féliciter, pour finir;-)]

Licence Creative Commons

2 réflexions sur “Parenthèse romaine

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