Ecrit de la mer, Sylvie Chaudoreille

Il neige

En flocons d’arêtes sèches
le silence blanc
s’agglutine ou frappe
selon les fenêtres.
Lui l’oiseau prend pitance

La terre ensevelie
imagine sous sa gangue
chaque pousse à renaître
chaque graine à bercer.
Une heure sans jardinier

Pudeur de l’abondance
Fî de l’été englouti, décliné,
toute disparition appelle le repli,
le repos du coeur des choses
que la patience redorera
quand le peu reviendra

Plus haut les couleurs qui lugent
en combinaisons de plumes
un tableau naïf
au son des canons

Le chat tout de noir
par l’autre ouverture
demande le paysage.
Tout s’efface
y compris le temps
reste le présent
glissé sous les draps

Et un livre ouvert
à la page bleue
une autre fenêtre
que des doigts déchiffrent
pour trouver le ciel.

© Sylvie Chaudoreille

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