Carnets d’Irlande [2000, ≠ 8]

A Glendalough, le matin du 30 mai, il y a un monde fou et beaucoup de Français. Impossible de se recueillir dans ce merveilleux endroit caché dans un « écrin de verdure » pour faire très cliché… La « cuisine de Kevin » est surprenante avec sa petite cheminée, tour ronde au toit pointu, la tour est toujours là, au même endroit que l’ont vue les M & M.

[Abstraction faite de sa sacristie et de son clocher, la « cuisine de Kevin » ci-dessous est l’exemple même des petits oratoires primitifs tels qu’ils étaient construits par les moines à côté de leurs cellules, pour la prière et pour le culte. Ce petit monastère dit « celtique » a été fondé au VIe siècle par les disciples de saint Kevin à Glendalough, comme d’autres par les disciples d’autres saints ailleurs en Irlande. La photo là encore est identique à celle prise par les demoiselles…]

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Nous prenons quelques clichés malgré les touristes et décidons de revenir plus tard dans la journée.

[Ci-dessous la tour ronde de Glendalough sur un cliché conforme à celui pris par les demoiselles M & M… avec exactement les mêmes tombes, penchées et droites…]

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Belle balade dans les environs à la recherche d’un B&B qui n’existe plus… [Décidément, le GDR avait des ratés !] Déjeuner devant un mémorial dressé pour les combattants de la liberté (1778-1998), devant une rivière, départ d’une marche. Il y a une auberge de jeunesse à trois cents mètres plus ou moins, mais elle est invisible. Chambre dans le James Druyer Lodge, bel endroit typique, lieu de rendez-vous de pêcheurs, de marcheurs. Du bois partout, du beau carrelage rouge et noir en diagonale qui côtoie des planchers et des dalles. De grandes tables épaisses carrées en bois blond et d’autres ovales, immenses.

Nous retournons à Glendalough aux environs de 18 h, la lumière est divine, l’ermite Kevin savait ce qu’il faisait en choisissant cet endroit… Nous tournons à gauche vers St Saviours pour faire la photo de la porte. L’église fait partie des sept que comptait la ville, elle est en contrebas du chemin, totalement entourée de végétation. Seul le sol a changé, le gravier a remplacé l’herbe…

[Impossible de retrouver cette photo dont je suis certaine pourtant que nous l’avons prise. Frustration…]

[De ces ruines, les demoiselles disent que ce sont « les plus charmantes si ce mot pouvait se donner à des ruines » qu’elles aient jamais vues depuis Clonmacnoise et l’église de la Nonne. Le monastère de Saint-Sauveur ou ce qu’il en reste était dans cet état en 1913, seuls les arbres derrière sont plus denses… Je me souviens de la sérénité de l’endroit et de la belle teinte rose des pierres.]

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En retournant à St Kevin, la lumière est si belle que nous reprenons un cliché. Puis nous partons à la recherche de la fameuse tombe qu’avaient repérée les demoiselles. Après des tours et des détours dans ce lieu propice au recueillement, nous la trouvons enfin. Elle est devant la porte de l’église à droite lorsqu’on lui fait face. Elle a dû être très jolie mais contrairement à ce que disent les demoiselles, j’en ai trouvé une identique, mis à part le temple grec un peu différent, et qui datait de 1773 alors que celle-ci date de 1789 (voir indications pages précédentes).

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Le soir qui tombe en fait ne tombe pas, la lumière ne fait que reporter son départ, elle continue d’illuminer la tour qui s’élève, symbole de spiritualité dans ce lieu de prière. Nous gagnons un bassin d’eau un peu plus haut sur la route de upper lake, les couleurs sont fabuleuses, la montagne s’illumine de roux puis de jaune selon le soleil. La crête devant nous se profile en ombre chinoise, derrière nous, la tour capte le moindre rayon de soleil.

Nous partons vers Our Lady’s Church, sur la route, il faut ensuite emprunter un sentier dans un pré après être passés par dessus un mur ! Elle est très jolie aussi, on sait maintenant que la « porte grecque » n’est pas la seule en Irlande. [Les demoiselles prétendaient que cette porte qui ressemble aux portes grecques était unique en Irlande, c’est faux, nous dit « le livre » !] Nous nous étonnons de la largeur des pierres qui forment le linteau (décoré dessus) et les angles. Ici, il y a de l’herbe par terre et quelques petites tombes dont une croix minuscule et simple, touchante. Nous repartons en voiture vers le upper lake où nous sommes surpris de la clarté de l’eau, de la luminosité des arbres sur la montagne.

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[Cette photo de la façade et la porte principale de l’église de Notre-Dame à Glendalough fait partie du lot d’images en noir et blanc en fin de livre. Rien n’a changé. On voit encore les 3 tombes, à la même place. Vous ne rêvez pas, j’avais placé cette information dans le ≠7 alors que nous allions en parler plus tard…]

Pays de Galles, Abbey de Tintern, dernier jour sous le soleil !

Sur le chemin, les crosses rousses des fougères teintaient les sommets des collines d’un blond vénitien. La montagne vert jaune offrait des tâches violettes qui n’étaient que des pierres égarées au milieu de la végétation, ça et là sur le flanc de la colline, des grillages lui donnaient un aspect de métal dépoli qui brillait sous la pluie.

[Notre voyage se terminait là, mais l’histoire du livre, non… à suivre donc !]

Cahiers et carnets – Des voyages – CI≠ 8

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