Dire que tu me manques est un doux euphémisme

marlen-sauvage-korbous

J’ai traversé le temps jusque-là sans encombre

Pensé dans un étau pour éviter les larmes

les soubresauts de l’âme, la crainte de te perdre.

Des jours de long ennui comme un couloir désert.

 

Les mots tournent autour de mon ventre béant

Le vide n’a pas guéri toutes mes écorchures

Quel remède quel chant pour dompter ma nature

et la mélancolie assise dans ma gorge ?

 

Les yeux rivés au sol sous la porte d’entrée

Je guette le rayon de soleil ou de lune

Et tous les carillons d’un jeudi de fortune

où tu redonneras le souffle à ma semaine.

 

De toi je n’attends pas moins que le goût de vivre

La terrible exigence pèse plus que l’aveu

Tu es mon sel ma source le bon chemin à suivre

Mais je sais marcher seule et rimer est un jeu

marlen-sauvage-korbousarbre

Pour A.

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Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 4.0 International.

Texte et photo : M. Sauvage

4 réflexions sur “Dire que tu me manques est un doux euphémisme

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