Tristesse, par Anissa

marlen-sauvage-arbreTunis

Sur l’océan des âges j’ai vu
déferler mon âme hier et toujours sur la plage et de l’inquiétude,
et de la non béatitude et de la morosité.

Temps qui passe et dépasse
les choses et les êtres
tu sembles ne pas me voir dans
mon coin, seule, à bout de force,

Tu offres aux uns joie et gaieté,
aux autres amour et beauté.
Et tu t’en vas, tu passes
sans t’apercevoir, sans t’occuper

De cet être qui, au coin
seul, et à bout de force
las d’attendre une paix
promise et qui n’arrive jamais.

Sur l’océan des âges, mon coeur
battait encore pour cet inconnu
qui a perdu mes voies
et mon drapeau et mon parfum.

Et c’est ainsi que je me brisais
hiver et printemps automne et été
à coups répétés, à coups saccadés
sur les ombres passées, sur les villes quittées.

Texte © Anissa [dite Violette Rose]

Photo : M. Sauvage

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