Un vieux souvenir

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Olivier Debré devant une de ses toiles gigantesques. Une photo retrouvée dans l’un de mes vieux carnets… Je me souviens d’un petit tableau de lui, dans les tons roses et orange, conservé chez une dame qui tenait un musée à St-Circq-Lapopie et qui avait connu tous les artistes du début du siècle [dernier]…

A la dame, nous avions acheté une lithographie représentant une belle endormie, datée de 1951, accompagnée de ce poème :

« Je sais des ronciers bleus aux jonquilles amères
que la buse plombée protège de son cri
Je sais l’herbe aux vipères mordant le chemin sourd
au chêne qui s’effeuille sous l’avril galopant.
Je sais l’arbre creusé que la mésange épèle
Je sais des rires en croix
des larmes de pollen
des chansons éventrées au moment que de naître
et des lèvres scellées pour n’avoir pas aimé. »

Ce n’est pas signé et j’ai oublié de qui sont ces vers…
Texte et photo : Marlen Sauvage (sauf le poème, malheureusement !)

 

 

2 réflexions sur “Un vieux souvenir

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