Construire une ville… – Paysage, 7 fois

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Une digue, trois jeunes hommes, deux femmes, un couple et leurs trois enfants, une trottinette rouge, des chiens. La promenade est de gravier blanc concassé. Un jardin des senteurs. Une perspective d’arbres. Chacun son allure. Un vélo zigzague. Le long de l’Eygues, de petits immeubles aux terrasses occupées. Des gendarmes couchés rythment le passage des voitures.

Petite foule devant la mairie style Renaissance. La jeune femme toute de blanc vêtue se retourne. Des rires sur les visages. Une jeune fille plonge et ramasse le bouquet. Dans le clocher, les cloches sonnent à la volée. Une voiture pomponnée de fleurs blanches et orange pâle stationne à gauche de la fontaine. Les invités applaudissent.

Une placette. Deux platanes. Un olivier. Un balcon. Une silhouette voilée. Immobile. Bleue. Devant elle l’église. Le crépi jaune clair.

Sur le parking, une voiture pour chaque place en épi. Une croix blanche dans un rectangle, un panneau interdit de stationner peint sur le sol. Une borne de recharge électrique sous les arbres. La rue descend vers la rivière. On marche sur les galets.  Parking le long des berges. Des voitures tournent. Des stands et des forains, des olives noires, de la tapenade, de l’affinade verte, des saucissons, des fromages de brebis, de chèvres, des chapeaux, des tresses d’ail…

Le rond-point s’affole. Un passant en dehors des clous. En arrière-plan à droite, une partie de tennis. Les poubelles de tri bondées débordent de cartons, de bouteilles, d’emballages. Un camping-car tente de se garer en marche arrière. Une femme fait de grands signes au conducteur.

Devant la boutique une benne débordante de paille de lavande. De l’autre côté de la rue, une petite fille se bouche le nez. Sous le porche un alambic en aluminium. Un homme descend d’une échelle. Des touristes sortent avec des petits sacs en papier kraft.

A l’ombre de la pizzeria, deux femmes discutent assises sur le muret de béton. Une ligne blanche sur le sol. Une impasse. Plus loin, une brocante. L’Eygues s’argente sous le soleil. Le pont roman s’arc-boute entre ciel et eau. Une bande bleue entre les parasols rouge feu.

Texte et photo : Marlen Sauvage

Un texte écrit pour l’atelier d’été 2018 (Construire une ville avec des mots) de François Bon sur le tiers-livre. Pour chaque auteur(e), une page… et un oloé

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