Petits bonheurs (119)

Photo : Liliane Paffoni

J’ai toujours eu conscience qu’avoir un jardin était un grand privilège. Issue d’une famille de paysans, j’ai toujours entendu mes grands-parents et mes parents parler de leur jardin avec respect et reconnaissance. Ma mère était institutrice et nous étions donc logés dans une maison/ école et pendant mes dix premières années, nous n’avions pas de jardin. Je me souviens encore du bonheur de ma grand-mère quand la commune nous a alloué un petit jardin en dehors du village. Nous habitions à côté du presbytère et M. le Curé avait un jardin magnifique. Un mur séparait l’école du presbytère, il y avait un trou dans ce mur et j’ai passé des heures à contempler ce jardin inaccessible. 
Les sensations, les odeurs, les couleurs, les textures… tout vient de l’enfance. 
J’ai dû attendre l’heure de la retraite pour avoir un jardin. Et, aujourd’hui, à cause du confinement, je sais combien il est précieux et je pense à mes enfants et petits-enfants qui vivent en appartement et à tous les autres qui en sont privés. 
Quand je me promène dans les villes ou villages, que je vois des maisons entourées de terrains complètement vides où pousse juste une pauvre herbe famélique, j’imagine immédiatement tout ce qui pourrait y naître, grandir et embellir la vie.
Comme le jardin est un lieu de méditation, le mien est parsemé de quelques citations dont voici un exemple sur la photo…

Liliane Paffoni

2 commentaires sur “Petits bonheurs (119)

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