Un été à La Motte…

Le village de La Motte Chalancon, je l’avais adopté à ma première balade… Y avais visité quatre maisons, décidée à m’installer là après les Cévennes, parce que les montagnes, les sentiers de randonnée, le lac… Et puis le stupide accident de parcours, les genoux en vrac après une mauvaise glissade, et j’avais abandonné l’idée d’une vie dans un patelin éloigné de tout ou presque. Trois ans plus tard, j’y reviens à cause d’une rencontre – c’est à quarante minutes de Nyons – et je ne me lasse pas des paysages et de cette ruralité apaisante. Là, je me sens en accord avec moi-même, revenue à ce qui me paraît essentiel.

Après une virée dans des gorges étroites où les arbres poussent à même la falaise, perpendiculaires à la roche, où l’on peut admirer le vol des vautours, arrêt dans le jardin de T. Je n’y fais rien, assise sur une chaise qu’il a placée à l’ombre, je l’observe prendre soin des tomates, arroser ; je me contente d’admirer la nature autour de moi, les sauterelles sautillantes, les carottes sauvages qui s’agitent sous la légère brise de l’après-midi, les nuages immaculés et la trace des avions. C’est le repos de l’esprit, l’intime sensation de faire corps avec les arbres, les herbes, le ciel, et d’avoir croisé un chemin qui mène à la sérénité.

Texte et photos : Marlen Sauvage

2 commentaires sur “Un été à La Motte…

  1. Merci pour la promenade
    dans ces images
    leur clarté
    paisible.
    _
    Pas loin se trouve Seul plan d’eau (le pas des ondes)
    pour les gens du Buis qui ne veulent pas
    descendre vers l’Ouest (trop civilisé pour moi (sourire)²)

    Je passe souvent lorsque je vais vers l’Est ou le Nord
    par une des nombreuses possibilités de décourcis
    traversant (avec pose) La Motte Chalancon

    La diversité des paysages que l’on traverse
    avant, après et au passage
    est très reposante pour celui
    qui ne sait même plus qu’il conduit une voiture.

    Tristes cependant
    les menaces qui planent sur tous ces « pays »
    que beaucoup jugent
    (y compris parfois ceux qui y passent et apprécient leurs trésors … pour le temps des vacances)
    qu’ils coûtent trop chers.
    _
    (Un ami que j’avais emmené au bout d’une route en impasse (15 km) qui mène au Poët-en-Percip
    avait trouvé les lieux merveilleux

    et en redescendant considérait qu’il faudrait abandonner ces territoires
    où personne, ou si peu, habitent et qui ne produise rien, ou si peu.)

    1. @Aunryz Grand merci pour votre lecture et vos commentaires. Et puis, vous connaissez le coin… ces paysages magnifiques et la sensation de faire partie du cosmos ! Bah ! laissons ceux qui ne comprennent rien à rien…

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