Arles 2022 (suite et fin)

Troisième jour, deuxième partie de la matinée à la Mécanique générale, une expo sur l’avant-garde féministe avec des photographies et performances des années 70. On se questionne sur les réels progrès accomplis aujourd’hui…Ci-dessous deux images dont je n’ai pas noté les autrices, j’en suis désolée.

J’ai surtout retenu Margot Pilz et sa femme ligotée, qui avec le flou produit par les mouvements de la tête va jusqu’à sa propre désintégration…

Elaine Shemilt, avec Contrainte, où son corps nu ligoté (aussi !) répond à une affirmation du directeur du département de sculpture de la Slade School of Fine Art de Londres de l’époque, selon laquelle une femme ne pouvait être à la fois femme et artiste ! 

A la Croisière, Si un arbre tombe dans une forêt. Amina Khadous, jeune photographe égyptienne, raconte avec Or blanc, comment le coton et son industrie a façonné son univers familial jusqu’à la contestation égyptienne de ces dernières années.

Au même endroit, Mahmoud Khattab, dont j’ai aimé la poésie des mots autant que des images, photographie hommes et paysages durant son service militaire en Egypte… avec un téléphone qu’il dissimule. Le chien s’est assis là où nous nous sommes séparés, c’est le titre de son expo. Comme je n’ai pas de photo correcte, je vous invite à en voir quelques-unes ici

Enfin, parmi mes préférés aussi, Sneg (Neige), de Klavdij Sluban (né en 1963), un artiste franco-slovène qui donne à voir des paysages enneigés dans différents pays traversés et de beaux visages. J’ai seulement regretté le manque d’informations…

Et, non documentés en images, Quand je suis triste je prends un train pour la vallée du bonheur, de Pierfrancesco Celada, ou encore Dejà-vu, de Joan Fontcuberta et Pilar Rosado. A partir d’un corpus d’œuvres de collections, un algorithme détermine les plus répétées et en génère de nouvelles… Se pose la question de la place de l’artiste dans les œuvres, de celles de conservateur de musée ou de commissaire d’exposition…

Voilà ce sera tout pour cette année… Avec une recommandation pour un restau place Voltaire, Le Mistral, où la cheffe régale les papilles…

MS

2 commentaires sur “Arles 2022 (suite et fin)

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