Le Maniron

© Marlen Sauvage 2022

La météo le prévoyait, le ciel le laissait prédire, l’océan aussi, gris dès le matin ; hier dans l’après-midi, l’orage s’est précipité en quelques minutes sur le paysage et les routes, les noyant sous des trombes d’eau et des coulées rouges de terre. Ce matin, tout l’espace jusqu’à l’océan était lavé, nettoyé, vert comme jamais. Ici, le Maniron, un quartier des Hauts de l’Etang-Salé.

Mère Nature…

L’arbre à pain, haut d’une quinzaine de mètres, dans le jardin de C.
Le fruit à pain, ici d’un diamètre de 15 centimètres environ, a un cœur spongieux que je donne à Chély, la tortue, d’ailleurs. Préparé en gratin, c’est tout à fait goûteux et ça tient au corps ! Je vais le tenter en dessert, cuit avec du lait de coco…

Carnet des jours (52)

© Marlen Sauvage 2016 Mes carnets, ma mémoire…

Décembre 2021

Semaine 1
Ça y est, grand départ le 2, et jusqu’au bout inquiète de ne pouvoir prendre l’avion, le test antigénique devant avoir moins de 24 heures sur le sol de La Réunion, selon les hôtesses (mais bien 48 pour les voyageurs…) Arrivée à bon port par 31°C après onze heures de vol dont 4 ou 5 de sommeil… Belles retrouvailles avec Julie, avec l’île, les flamboyants, les filaos, l’océan Indien d’un bleu profond. Nous longeons la route « sur pilotis », coûteuse et… en plan…
Dans le bain dès le week-end avec la fête d’anniversaire de Souleyman le samedi, 12 copains-copines invités, des jeux, des cadeaux, la vie… Et le dimanche, concert de Zanmari Baré (ici, ma chanson préférée de son avant-dernier album), quelque part vers Saint-Pierre, l’accueil réunionnais, la gaieté, le sourire, et une musique maloya douce ou entraînante, pleine d’énergie en tout cas, avec des musiciens d’une grande générosité. 

Semaine 2
Je découvre les fleurs de pitaya, si belles et si fragiles, qui meurent quelques heures après leur ouverture. En Amérique latine, d’où elle provient, la fleur est pollinisée par une chauve-souris ! Comme il n’y en a pas à La Réunion, la pollinisation doit être manuelle, comme pour la vanille d’ailleurs (il me semblait pourtant avoir vu voler ces petites bêtes dans la nuit… autre chose, sans doute). C’est Willy qui s’y colle dès que le soir tombe… 
Les grains de jacque bouillis ont la texture de la châtaigne et d’un peu loin aussi, le goût…
Julie s’active pour la brocante des parents d’élèves, entre autres choses, j’admire son calme et sa disponibilité… Marche sur le coup de 6 h du matin sur les hauteurs de l’Etang-Salé, une heure me suffit, la chaleur arrive si vite. Anniversaire sous les tropiques, j’ai droit à un délicieux gâteau… aux fraises après le plat de légine, une découverte ! Les petits loups sont adorables, je retiens que si j’étais une viennoiserie, je serais une « vieille brioche », selon Sacha, « mais pas rassise, hein ». Ouf ! Une journée de rires et de jeux.
Visite (sous des trombes d’eau) de la maison de C. où je passerai un mois prochainement.

© Marlen Sauvage 2021

Semaine 3
Egrenage des baies roses cueillies par Julie dans la cour (le jardin). L’arbre aux baies roses s’appelle ici un « pied l’encens ». Tour du jardin, justement, où la végétation pousse au-delà de toute imagination. C’est ma quatrième visite ici et je suis toujours aussi ébahie devant la force de la nature. Goyaviers, manguiers, litchis, pieds l’encens, palmiers du voyageur, palmiers-dattiers, rosiers, roses de porcelaine, becs de perroquet, hibiscus, amaryllis, lys orange, lauriers, francisceas, poinsettias, vrieseas, et pitayas bien sûr… j’en oublie sans doute, prolifèrent autour de la maison, c’est magnifique.
Parties de Puissance 4 avec mes petits-fils, je gagne de temps en temps…
Boucle au départ du chemin du Cap en passant par celui du Maniron, il est 5 h 20 (21° C), et déjà trop tard pour marcher (je m’en rendrai compte au bout d’une heure)… Deux heures en comptant 2 petites pauses d’une minute pour boire et grignoter… et peut-être la même chose pour shooter deux ou trois endroits du paysage… Au retour, cassée. Bah ! Le dénivelé ne vaut pas celui du Maïdo, entrepris il y a 9 ans ! – mais les années passant, le corps n’est plus exactement au rendez-vous. 

Séance kiné-acupuncture-ostéo… je repars presque réparée. Cueillette pour un bouquet que me réclame Sacha, et nous partons en quête de rose de porcelaine, bec de perroquet, fougères et autres feuilles.
Peinture de la cuisine avec Ju, un chantier de 3 jours à deux. Notre équipe fonctionne bien !
Après-midi seule avec Sacha. Atelier crêpes, peinture (il se débrouille tout seul !) et réalise 5 jolis tableaux, peints à main levée sans se poser de questions, me rappelant Stef au même âge. Nous construisons des histoires à deux voix, les mémorisons ensemble en les répétant à partir du début, ce qui donne (je commence) : « Il était une fois un grand oiseau blanc et bleu qui portait sur son dos / un animal blessé. Il l’emmenait chez une gentille sorcière pour le faire soigner. / Elle prépara d’abord un mélange de plantes/ et de poulet cru glacé, puis elle ajouta du béton et de l’eau. / Elle prononça alors les paroles magiques / « Soignage magique ! », /assorties de mots incompréhensibles /A ce moment-là, l’animal blessé se redressa guéri. C’était un margouillat. / Il se précipita sur la sorcière, la remercia, /elle fut toute surprise d’entendre un margouillat parler. / Mais elle devina aussitôt que derrière l’animal / se cachait un homme. Elle demanda « Transforme-toi ! » / et le margouillat aussitôt devint un magnifique jeune homme / vêtu d’or, de diamants / et de joyaux. » Certes, ce n’est pas très original, mais il faut croire que les princes peuvent aussi se cacher derrière les margouillats et l’exercice de mémoire valait autant pour moi que pour Sacha !

Nous admirons le ciel changeant chargé de gros cumulonimbus gris qui n’apporteront aucune pluie (rien à voir avec la photo donc), y voyons des singes et autres animaux. Préparation du repas, des salades essentiellement, nous nous régalons et terminons par une crêpe, tout en discutant de choses diverses et variées.
Extraits : 
« Ça m’a fait chaud au cœur quand tu m’as dit que j’étais mignon comme tout. »
« Et toi grand-maman tu es belle comme tout »
« Je préfère la pluie douce à la pluie forte, la pluie douce, ça apaise. Souleyman préfère la pluie forte, mais je trouve que ça excite. »
« Y a souffrir et souffrir (parce que je me suis fait piquer par des moustiques), faut pas déborder le vase, euh faut pas dépasser les bornes, j’aime bien cette expression. »
« Oh ! oui ma maman elle est très très gentille, ça oui, mon papa, pas vraiment, oui, euh, enfin… mais bon, disons qu’il est cool. »
« On a passé une super journée, hein grand-maman ? »

Dimanche matin lever tardif après une nuit très agitée. Le petit couple avec lequel je partagerai ma nouvelle maison me demande au débotté de le conduire quelque part, une occasion pour moi de récupérer la voiture hybride de C. Je rentre complètement stressée… 

Semaine 4
Installation chez C.. La maison est accueillante, ouverte à tous les vents, avec une terrasse donnant sur l’océan. Sieste dans le hamac. Les jeunes préparent un gratin de fruit de l’arbre à pain, un peu costaud, mais délicieux. Je fais la connaissance de Chély, la tortue de la maison, l’animal de compagnie à « surveiller » en cas de cyclone ou autre tempête pour le mettre à l’abri. Surprise ! Elle pèse environ trente kilos.

© Marlen Sauvage 2021

Fin des travaux dans la cuisine. Nous préparons Noël tout de même en espérant que Julie, souffrante depuis deux jours, sera d’aplomb. Sacha, toujours joyeux, heureux de vivre, et auquel je le fais remarquer, me répond « tous les soirs avant de m’endormir, je dis merci la vie, et le matin aussi »… Pfff… quel môme !
C’est Noël ! Près de 30 °C en fin d’après-midi, un peu plus de fraîcheur vers minuit tout de même. Le ciel est magnifique, les réflexions de Sacha aussi ! Appareil photo pour Souleyman (9 ans) qui tient à immortaliser le moment ! Malheureusement en vrac durant deux jours après les festivités ! Jeûne obligé…
Je prépare des balades à venir avec l’aide de mes colocataires qui s’en vont tout à l’heure (le 28), pour les petits garçons et pour nous deux dès la fin janvier ! En écoutant la même vedette locale

Et je rentre de l’aéroport après un détour chez Ju pour goûter le plaisir de la solitude dans la petite maison face à l’océan. Et je rêve enfin d’écriture, et je me lance dans l’exploration du Patreon de François Bon, abandonné pendant des semaines, des Mutins de Pangée, et c’est (presque) le bonheur !
Invitée au resto japonais par la petite famille. Détour par la Fnac où je trouve Une enfance volée – mais rien sur La Réunion dans les années 70/80, sauf un très bel atlas sur la ruralité que je n’achèterai pas… – puis par un magasin de pierres où Sacha tient à tout prix à en acheter une pour sa maman. Larmes à la lecture du récit de Jean-Jacques Martial. J’irai aux Archives sur les conseils de G., enfin, si les nouvelles mesures sanitaires le permettent…
Et puis hier, la lettre au timbre d’Elsa qui a croisé la mienne, datée du même jour, que je relis dix fois.
Encore 21 jours ! Plus que 21 jours !

Marlen Sauvage

Rois des forêts…

Issu de la signalétique en forêt de Bélouve :

« Les forêts primaires de bois de couleurs des hauts couvrent en grande partie le plateau de Bébour ; elles se distinguent par l’émergence au-dessus de la canopée des frondes des fougères arborescentes. Avec leurs arbres tortueux, enchevêtrés, couverts d’une multitude d’épiphytes, elles prennent l’allure d’un fouillis végétal impénétrable : les brouillards ambiants les rendent fantomatiques.
Les forêts de tamarin des hauts apparaissent plutôt vers Bélouve ; elles se singularisent par la dominance de cet acacia endémique : son feuillage léger et son écorce claire jouent de la brume et de la lumière pour offrir des ambiances mystérieuses. Le versant sommital laisse apparaître de vastes étendues de fourrés à bruyère ; dans un jeu de transition avec les forêts, ils s’ancrent plus en aval dans un manteau étonnant fait de mousses épaisses, de fougères. Ces milieux exubérants et gorgés d’eau en deviennent des forêts éponges. Le reboisement des résineux est composé de cryptomère du Japon ; il est amené à terme à laisser la place aux formations indigènes. »

Un peu de sucre dans votre café ?

© Marlen Sauvage 2021 – La sucrerie du Gol

La sucrerie du Gol, construite en 1817, est située sur le territoire de Saint-Louis. C’est l’une des deux sucreries en activité à La Réunion, avec celle de Bois-Rouge à Saint-André. D’une capacité de broyage de 9 000 tonnes par jour, elle traite chaque année 900 000 tonnes de canne et produit 100 000 tonnes de sucre, destiné aux consommateurs et aux clients industriels. Cette sucrerie dispose d’une centrale thermique qui permet de produire de l’électricité grâce aux déchets qu’engendre le traitement de la canne (la bagasse).

Sur l’île, la campagne sucrière 2021 a eu lieu de juillet à novembre. Elle concerne 3 400 exploitations qui emploient environ 10 500 personnes. Au début de la saison fraîche (juillet), les camions immenses (environ 18 mètres de long) transportent la canne à sucre et c’est tout le trafic qui peut en être perturbé !

Photos : Marlen Sauvage

MS

Un p’tit tour en ville ?

La commune de l’Etang-Salé, sur la côte ouest de l’île de La Réunion, existe administrativement depuis le 8 janvier 1894, elle compte alors près de 2 500 habitants (13 894 aujourd’hui). Déjà, dès 1882, la gare du village favorise l’installation de colons. Située entre les Avirons (au nord) et Saint-Louis (à l’est), la ville doit son nom à un petit étang – qui n’existe plus – anciennement formé par la mer. Sa devise « Entre mer et forêt » s’explique par la présence d’une forêt dont je comprends que les administrés (et non les élus évidemment, comme je l’avais écrit précédemment !) tentent de la conserver pour en éviter la déforestation au profit de l’extension d’un terrain de golf… La commune comprend une station balnéaire (Etang-Salé-les-Bains), le centre-ville, et les hameaux des hauts (Etang-Salé-les-Hauts, où je réside en ce moment) qui s’appuient sur un arrière-pays montagneux. Sa plage de sable noir (mélange de basalte, d’olivine et de corail) est brûlante en été, je me souviens avoir été surprise il y a quelques années par mes capacités à sprinter jusqu’à l’océan pour m’y rafraîchir la plante des pieds ! A la fin du XIXe siècle, des milliers de filaos ont été plantés sur les dunes pour y retenir le sable. Le nom latin de cet arbre est « Casuarina » (qui) signifie « rameau » car on peut confondre sa feuille filaire avec un rameau. De là découle aussi le nom Casoar. Le feuillage de Casuarina equisetifolia ressemble au plumage du Casoar » me dit Wikipédia (merci !).  Il remplace le sapin de Noël sous les tropiques. 

MS

La case créole (suite)

Quelques photos de cases où les lambrequins sont visibles. La case créole fait aujourd’hui partie du patrimoine architectural de l’île.

L’architecture réunionnaise se divise en 2 périodes : celle de la colonisation dès 1665 ; celle de la départementalisation, dès 1946. Jusqu’à cette dernière date, la paillote était courante, fabriquée à partir de bambou ou de vétiver, mais aussi de feuilles de bananier, de vacoa, de lianes – les matériaux trouvés sur place –, puis en bois et donc capable de résister aux cyclones, tempêtes, vents, pluies… Il en existe encore quelques-unes dans le cirque de Mafate. On les appelle aussi « les case la misère » !
A partir de la période de l’entre-deux guerres, le béton a fait son apparition… (La Réunion est aussi officiellement un département français… ) Aussi, très souvent, malgré une apparence traditionnelle, les murs de nombreuses maisons sont désormais en béton.

La case créole peut être agrandie d’une varangue (une véranda, cf. photos de gauche 1 & 2). 

MS

La case créole

© Marlen Sauvage 2021

Une petite case créole à l’abandon dans la rue principale de l’Etang-Salé-les-Hauts… Construite en bois, couverte d’une toiture à quatre pans (en tôles ou en bardeaux), c’est la maison typique réunionnaise. Version moderne des anciennes paillotes où vivaient les exilés de l’époque colonialiste, elle est recouverte de bardeaux qui permettent à la pluie de glisser et qui protègent aussi du vent. Cette case n’est pas ornée de lambrequins, en tout cas pas sur la façade qui donne sur la rue. Ils ornent traditionnellement l’auvent depuis les années 1860. A l’origine en bois, ils sont souvent en tôle et remplacent les gouttières, on plante généralement des petits buissons en-dessous, pour absorber la pluie. Typique aussi de la maison réunionnaise, le baro, grand portail en fer forgé qui sépare l’habitation du reste de la rue.

MS

Carnet des jours (51)

© Marlen Sauvage 2016

Novembre 2021
Semaine 1
Dans les limbes il fuit/le haïku imaginé –/Pris par le sommeil, c’était un de mes « haïku du jour », il y a 5 ans. J’ai délaissé cette écriture pour tanka et goyoshi, sans parvenir jamais à exprimer l’essentiel avec sensibilité. Je relis Sei Shônagon depuis 1999…
C’est une suite de questions que je me pose durant la balade dans les vignes ce matin de dimanche. Jusqu’où parler de soi, de l’autre, dans un journal extime… Si pour moi la vie se tient, autre, dans les mots, et si j’ai vite fait de la lire telle une scène de fiction, je réalise qu’il en va tout autrement pour celles et ceux que je mentionne. Mes carnets, aide-mémoire au départ, sont devenus un prétexte à écrire, à réécrire la vie sans doute, puisque je laisse parfois le temps passer avant de me remémorer mes journées. Je garde le souvenir d’instants fugaces, d’émotions, de pincements, de frictions, que je note brièvement, et que je revisite parfois des jours plus tard… Qu’en est-il alors de ma mémoire du moment ? Qui suis-je quand j’écris ? Plus la même que celle qui a vécu ce que je raconte. Et ici, je lis Thomas Vinau qui me rassure…  https://www.cairn.info/revue-tumultes-2011-1-page-35.htm « Écrire reviendrait à rêver dans tous les sens du terme ;  réorganiser sa mémoire et son rapport au réel, vivre sans les maîtriser des aventures imaginaires absurdes belles et effrayantes, divaguer… »


Préparatifs pour mon départ à La Réunion dans un mois. Si le ciel ne me tombe pas sur la tête d’ici là.
Plus que 4 h de décalage avec la Guyane. Suivi le protocole homéopathique après la 1ère injection, envoyé par Prèle.
Théâtre des 2 mondes, Vaison-la-Romaine. Partagée entre deux maisons. Balade à Grignan dans les bois, par grand vent glacial, et nous renonçons au pique-nique prévu.

© Marlen Sauvage 2021, Le Poët Celard, Drôme.

Semaine 2
Réunion d’organisation du festival Contes et Rencontres. Escapade dans le nord de la Drôme.
A Montélimar, dans le public pour écouter Les Gaillards d’avant et leur Flibuste, je suis bluffée par ce chœur d’hommes.
Ouverture du festival aux Pilles, sous chapiteau, avec Paule Latorre et sa jolie version contée du Secret de Peter Pan, suivie de Alberto Garcia Sanchez avec Elle et mon genre, un spectacle sur la condition féminine, qui nous renvoie à nos stéréotypes, nos préjugés, pour en démonter les ressorts… Et Virginie Komaniecki et son Rouge mémère, un conte bâti à partir de souvenirs d’enfance auprès d’une grand-mère ukrainienne : « ça lui collait de drôles de mots dans la bouche » (et je pense à Valère Novarina)… Un spectacle généreux et tendre.

Semaine 3
Toujours dans la préparation de mon voyage… L’impression de ne pas avancer. Et je dors mal par-dessus le marché.
Vin sur Vin, à Vinsobres, avec deux conteurs de petites histoires plus que de contes, un spectacle adapté au lieu et au public, semble-t-il. Dégustation de vin blanc et rouge, avant et… après. Mais c’est avant les verres de vin que j’ai chuté et cassé mon appareil photo… Repas avec les conteurs chez G. autour d’une belle tablée, paella et discussions enjouées.
Nous accueillons à l’appartement en fin de semaine une conteuse en occitan, Esther Lucada, dont le grand-père était conteur et écrivain occitan, et la maman, conteuse et enseignante itou de cette belle langue. Une rencontre…

© Marlen Sauvage 2021, Pepito Matéo, Festival Contes et Rencontres, à Nyons.

Semaine 4
Cervicobrachialgie qui ne me laisse aucun répit et c’est la nuit que je déguste. Deuxième injection du vaccin, et deux jours de maux de tête et fièvre. Je manque oublier l’anniversaire de Prèle…
Dernier spectacle pour moi, avec Pepito Matéo, toujours aussi génial, juste après une splendide expo de tableaux peints par un groupe de jeunes migrants, à Lyon. Une belle ambiance troublée par l’annonce de la chute de Maman et son accueil aux urgences…

Marlen Sauvage 2021 – Aliou, conteur guinéen de 18 ans, devant les tableaux relatant son conte, peints par lui et d’autres jeunes.

MS