De l’Oule au lac…

Samedi matin, grand beau et rendez-vous dans un village drômois, dans le Parc naturel des Baronnies de Provence, où siègent les vautours : Rémuzat. Longtemps j’ai cru qu’il s’agissait du Rémusat de Barbara

La photo n’est pas extra, je n’avais que mon téléphone portable… il va falloir zoomer, mais on voit plusieurs oiseaux en vol ! Réintroduits en 1996 (vautours fauves), puis en 1998 (vautours moines) et enfin en 2000 (vautours percnoptères), on compte aujourd’hui environ 3000 individus. Beaucoup plus semble-t-il qu’en Cévennes, sur les causses, dans les gorges du Tarn et de la Jonte, où en dehors de ces mêmes oiseaux a été introduite une autre espèce plus rare, le gypaète barbu..

© Marlen Sauvage 2022 – Le rocher du Caire.

Balade le long de l’Oule boueuse (j’apprends que le mot « oule » signifie « marmite » en occitan !), avant de se restaurer au bistrot de pays de Cornillon, et petit tour du lac du village, encore peu fréquenté à l’heure où nous nous y promenons.

© Marlen Sauvage 2022

Hors du temps

© Marlen Sauvage 2022 – Le Vallon du dragon, bambouseraie d’Anduze.

Anduze… On avait annoncé de la pluie, il est tombé quelques gouttes, et tout l’après-midi s’est déroulé sous le soleil. Il y avait dans le jardin aquatique les grenouilles et leur chant – des mâles appelant les femelles, entendait-on derrière nous – et au détour des allées la majesté du gingko biloba, le foisonnement des fougères arborescentes, la surprise des arbres aux mouchoirs, les immenses séquoias, sans parler bien sûr de la forêt de bambous, des spécimens verts, noirs, roses– et je pensais tout de suite à un tableau de Hans Hartung (voir la vidéo ci-dessous). Il y avait le Vallon du dragon dont je découvre que le projet a été porté en 2000 – année du dragon – par Erik Borja, connu aussi sous le nom de Shun Ryu Deutzen, créateur d’un atelier d’écriture de haïku… Il y avait un atelier ludique pour découvrir le rôle des pollinisateurs : insectes, papillons et abeilles, où nous avons pu mesurer l’étendue de notre ignorance ! Il y avait une petite fille blonde, lutin agile de sept ans, bondissant sur le trampoline, escaladant à toute allure les structures de l’aire de jeux et dévalant à l’envers les toboggans… Il y avait de magnifiques azalées rouges… Trois heures de balade dans un lieu connu depuis belle lurette mais toujours aussi apaisant, serein, hors du temps.

Toutes les photos © Marlen Sauvage 2022

Vinsobres

© Marlen Sauvage 2022

Le panorama du jour, depuis ce terroir de vignobles qui entourent le village de Vinsobres, soit 1800 ha de coteaux, la moitié de la commune ! Vinsobres ou sobre vin, buvez-le sobrement, pouvait-on lire sur les bouteilles de vin il y a… une cinquantaine d’années… au temps où mon père se fournissait à la cave locale. J’apprends en fouinant sur le net que c’auraient été les mots de l’archevêque de Vaison en 1633…

Bâti en hauteur, le village de Vinsobres domine non seulement les vignes, mais un paysage d’oliviers, de cyprès et de cerisiers. En face veille le Ventoux !

© Marlen Sauvage 2021

A gauche, en bas du village, l’Église de la Nativité, construite entre 1686 et 1710. A droite, en haut du village, le temple du XIIe siècle, qui fut d’abord une église, mis plus tard à la disposition des protestants en 1806. Le recensement de 1838 mentionnait 1100 protestants sur 1500 habitants à Vinsobres !

© Marlen Sauvage 2021

En descendant par les ruelles, les surprises de façades fleuries, les porches et puis les murs de pierre ronde, une rambarde à contre-plongée sur un à-plat de ciel, l’embrasure d’un fenestrou égayé de flacons de verre, les volets bleus, verts, violets qui rehaussent les façades blondes…

MS

Vers la Combe de Sauve

C’est une tradition à Venterol, le comité des fêtes propose chaque 1er mai de randonner autour du village, avec cette année trois sentiers au programme. Le plus court, de six kilomètres environ, nous a emmenés vers la Combe de Sauve, tranquillement, tandis que les sacs de victuailles nous attendaient au point de ralliement (un luxe !). Le Tour des Crêtes pour nous n’en était donc pas un, puisque notre chemin descendait plus qu’il ne montait mais enfin ce fut un premier mai baladeur dans une douce chaleur, après une trempette (de pieds !) dans la rivière. (Photos : Marlen Sauvage)

MS

Quel cirque !

© Marlen Sauvage 2012 – Le cirque de Mafate, l’année où je découvre La Réunion, pour la naissance de Souleyman.
© Marlen Sauvage 2015 – Le cirque de Salazie, en visite sur l’île avec ma mère et ma petite sœur, pour la naissance de mon deuxième petit-fils réunionnais, Sacha.
© Marlen Sauvage 2022 – Le cirque de Cilaos, vu depuis l’Ilet à Cordes, après 3 ans sans avoir revu ma petite famille réunionnaise, et avec Guy.

La Maison Folio

A Hell-Bourg, le temps était exceptionnellement dégagé et nous en avons profité pour déambuler dans les rues de ce bout du monde incontournable, dont la rue principale cette fin d’après-midi se peuplait de quelques touristes.

© Marlen Sauvage 2022

Notre gîte assuré (le Relais des Gouverneurs, une très bonne adresse), nous filons jusqu’à la Maison Folio. Construite au XIXe siècle, celle-ci témoigne de l’époque coloniale, de ces cases de « changement d’air » qu’affectionnaient les familles riches de la côte… Dans son jardin tropical poussent toutes sortes de plantes aromatiques, médicinales, ainsi que de magnifiques orchidées, fougères et autres anthuriums.

Le lendemain, changement total de météo ! Un brouillard à couper au couteau, une pluie fine et pénétrante qui ne nous empêchèrent pas pour autant de visiter la ville, accompagnés d’un jeune guide au savoir éclectique, plein d’humour et de gentillesse, musicien, de surcroît… 

Ci-dessus, un « guétali », typique de l’architecture créole de La Réunion, sorte de kiosque bâti en bordure de propriété sur la rue, qui permettait de voir sans être vu…

MS

La Réunion, suite !

Si longtemps que je n’ai plus eu accès à ce blog ! Alors… je reprends le cours de mes balades à La Réunion, là où je les ai laissées… et bien que j’aie quitté l’île il y a 4 jours déjà. Deux ou trois jours après le passage du cyclone (Batsiraï, car un autre s’est pointé aujourd’hui), nous partions en direction de la Plaine des Cafres et de la Plaine des Palmistes, à l’intérieur des terres. Le sentier botanique de Notre-Dame-de-la-Paix était impraticable…

Nous en sommes restés à constater les dégâts, et avons poursuivi notre route jusqu’à la ville de la Plaine des Palmistes, déserte à l’heure de midi, non sans avoir traversé de beaux paysages bucoliques.

Plaine des Palmistes (qui doit son nom à une variété de palmier, le palmiste rouge, au cœur si délicieux que les arbres ont fini par disparaître pour ne subsister qu’en très petite quantité aujourd’hui) aucun restau ouvert, plus un plat à emporter au seul traiteur du coin, seul un Café des Arts où prendre un sandwich qui valait les meilleurs plats, parce que servi avec le sourire et l’accueil réunionnais. La Maison du Parc national était fermée, l’office de tourisme itou… Nous nous rabattons sur une bâtisse coloniale édifiée au début du XXe siècle par son propriétaire pour y séjourner au frais (nous sommes dans les Hauts), transformée au fil du temps en maison d’accueil pour enfants issus de milieux défavorisés. Le Domaine des Tourelles est aujourd’hui dédié à l’artisanat local, mais d’artisanat « péi », nous n’avons rien vu puisque là encore tout était fermé… 

Le Domaine des Tourelles.

Notre destination du jour étant le cirque de Salazie et Hell-Bourg, nous voilà repartis sur les routes, longeant enfin l’océan Indien sur quelques kilomètres avant de nous enfoncer dans le cirque magnifique, aux multiples cascades et « voile de la mariée », au « pisse-en-l’air » qui nous a surpris au détour d’un virage, aux paysages tapissés de « brèdes chouchou »… Et je m’arrêterai là pour aujourd’hui…

Photos © Marlen Sauvage 2022 Vue sur le cirque de Salazie, du haut de Hell-Bourg

Avant de repartir…

Le port de Saint-Leu, à l’ouest de l’île, il y a quelques jours. Cet ordinateur ne fonctionne plus que lorsqu’il le souhaite, je profite donc de cette petite fenêtre pour vous faire un coucou… vous, qui me lisez ! A bientôt pour d’autres images, je m’en vais vers le centre de l’île, la Plaine des Palmistes en ce jour ensoleillé post-cyclone…

© Marlen Sauvage 2022

MS