Escapades

Entre les visites familiales, les réunions d’association qui nous emmènent dans des villages voisins, les balades au gré des envies, c’est encore un territoire que je ne cesse de découvrir. J’en retiens la beauté des paysages, le ciel uniformément bleu, les pierres qui donnent leur caractère à l’architecture locale, les façades de couleur, les ruelles médiévales… Un coin de la Drôme…

Un moment trop vite passé dans les thermes de Montbrun, avec Justin et Stef. L’église à gauche et le château médiéval – comme les maisons soutenues par de massives arcades – surplombent les restanques.

Saint-Pantaléon-les-Vignes, le château d’Urdy, son plan d’eau…

Autour de Venterol, une maison, un béal, un chemin.

Venterol et le souvenir du tournage de Raoul Taburin…

Une ruelle comme tant d’autres, et l’on ne sait plus où du coup.

Et la Gentone, muette derrière les lavandes…

Toutes les photos sont prises avec un portable Samsung, la qualité s’en ressent… mais mon appareil photo fait des siennes en ce moment.

MS

De l’Oule au lac…

Samedi matin, grand beau et rendez-vous dans un village drômois, dans le Parc naturel des Baronnies de Provence, où siègent les vautours : Rémuzat. Longtemps j’ai cru qu’il s’agissait du Rémusat de Barbara

La photo n’est pas extra, je n’avais que mon téléphone portable… il va falloir zoomer, mais on voit plusieurs oiseaux en vol ! Réintroduits en 1996 (vautours fauves), puis en 1998 (vautours moines) et enfin en 2000 (vautours percnoptères), on compte aujourd’hui environ 3000 individus. Beaucoup plus semble-t-il qu’en Cévennes, sur les causses, dans les gorges du Tarn et de la Jonte, où en dehors de ces mêmes oiseaux a été introduite une autre espèce plus rare, le gypaète barbu..

© Marlen Sauvage 2022 – Le rocher du Caire.

Balade le long de l’Oule boueuse (j’apprends que le mot « oule » signifie « marmite » en occitan !), avant de se restaurer au bistrot de pays de Cornillon, et petit tour du lac du village, encore peu fréquenté à l’heure où nous nous y promenons.

© Marlen Sauvage 2022

Dans la série « Je vous emmène »

En route ce samedi lumineusement froid pour Montbrun-les-Bains, commune du Parc naturel régional des Baronnies provençales (qui ne fait donc pas l’unanimité !).

Pourquoi Montbrun ? parce qu’une carte du Parc justement le présentait comme un des plus beaux villages de France. Me voilà donc à 8 h du matin par 3° C, roulant sur une départementale qui traverse quelques jolis villages et un vignoble roux orangé, vendangé, où plus rien ne reste à grapiller (avec une pensée pour Agnès Varda – Les Glaneurs et la Glaneuse – grâce à laquelle j’ai confectionné confitures et gelées à moindre coût en Val d’Oise pendant des années).

L’herbe craque sous les pas, encore gelée, et de légers nuages de brume découvrent lentement le paysage, c’est beau à murmurer « c’est beau » (et je murmure)…

Je croise peu de monde sauf des animaux, tous plus accueillants les uns que les autres ! Des chevaux, des bœufs assez placides et quelques chèvres curieuses. Seul le bouc me fait m’écarter avec prudence quand je le vois gratter du sabot en me fixant… Je réalise qu’il est hors du pré, par-delà la clôture !

Je l’ai à peine vue, la petite jasse, noyée dans la végétation…

Et je finis par arriver vers 9h30 à Montbrun, après quelques égarements, compte tenu de ma distraction habituelle. Nous sommes au pied du Ventoux, à 600 m d’altitude, il fait 7° C. A voir : le beffroi, le château, l’église… Je commence par le petit marché du jour et quelques pommes bio, admirant en mon for intérieur les quelques forains courageux qui doivent battre le pavé depuis deux bonnes heures dans le froid.

Montbrun-les-Bains ainsi nommé en 1887, apparaît pour la première fois dans les chartes sous le nom de Montis Bruni (1274). Je retrouve ici encore la trace du fameux Baron des Adrets de mon enfance (si je peux dire !) en la personne de Charles Dupuy de Montbrun, « digne » successeur dudit baron, condamné à mort en 1575 par le Parlement du Dauphiné – cour souveraine de justice – pour toutes les exactions, pillages et cruautés qu’il a commis, en tant que chef des calvinistes. (Une famille dont il a déjà été question dans ce blog !)

Montbrun fait partie de ces villages perchés typiques en Provence. Les maisons en hauteur abritaient les étables au rez-de-chaussée, le logement sur un étage ou deux, et le grenier sous les combles. Elles datent pour la plupart du XVIe siècle, à l’époque où les guerres de religion imposaient une vie derrière les fortifications du village. La vie se développe plus tard hors des murs, dans la vallée. (merci Wikipédia)

L’église date du XIIe siècle, elle abrite un retable de Jacques Bernus (1650-1728) qui (en dehors de la décoration du chœur, du maître-autel, du tabernacle et d’une gloire en bois doré ainsi que du sanctuaire de la cathédrale Saint-Siffrein de Carpentras) a sculpté de nombreuses statues et mobilier pour les églises de la région provençale.

Le château de la famille Dupuy-Montbrun…

Textes et photos : Marlen Sauvage