La case créole (suite)

Quelques photos de cases où les lambrequins sont visibles. La case créole fait aujourd’hui partie du patrimoine architectural de l’île.

L’architecture réunionnaise se divise en 2 périodes : celle de la colonisation dès 1665 ; celle de la départementalisation, dès 1946. Jusqu’à cette dernière date, la paillote était courante, fabriquée à partir de bambou ou de vétiver, mais aussi de feuilles de bananier, de vacoa, de lianes – les matériaux trouvés sur place –, puis en bois et donc capable de résister aux cyclones, tempêtes, vents, pluies… Il en existe encore quelques-unes dans le cirque de Mafate. On les appelle aussi « les case la misère » !
A partir de la période de l’entre-deux guerres, le béton a fait son apparition… (La Réunion est aussi officiellement un département français… ) Aussi, très souvent, malgré une apparence traditionnelle, les murs de nombreuses maisons sont désormais en béton.

La case créole peut être agrandie d’une varangue (une véranda, cf. photos de gauche 1 & 2). 

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La case créole

© Marlen Sauvage 2021

Une petite case créole à l’abandon dans la rue principale de l’Etang-Salé-les-Hauts… Construite en bois, couverte d’une toiture à quatre pans (en tôles ou en bardeaux), c’est la maison typique réunionnaise. Version moderne des anciennes paillotes où vivaient les exilés de l’époque colonialiste, elle est recouverte de bardeaux qui permettent à la pluie de glisser et qui protègent aussi du vent. Cette case n’est pas ornée de lambrequins, en tout cas pas sur la façade qui donne sur la rue. Ils ornent traditionnellement l’auvent depuis les années 1860. A l’origine en bois, ils sont souvent en tôle et remplacent les gouttières, on plante généralement des petits buissons en-dessous, pour absorber la pluie. Typique aussi de la maison réunionnaise, le baro, grand portail en fer forgé qui sépare l’habitation du reste de la rue.

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