Rêves (5)

Encore un drôle de rêve – ou un cauchemar – autour de la claustrophobie et de la mort, je pense. Je lisais à ce moment-là Le chemin des âmes, de Joseph Boyden. Mais c’est aussi la période qui précède la mort de mon beau-frère.

Nous (?) décidons d’ouvrir un lieu d’accueil ; un endroit immense, assez moderne, constitué d’une succession d’immenses salles. Dans l’une d’elles, plusieurs machines (non identifiées) qui tomberont en panne plus tard dans le rêve, le jour de l’ouverture, au temps T, on parlera de « maintenance ». Il y a dans un aquarium géant une « vache de mer » (oui, je sais, on parle de lion de mer ou d’éléphant de mer, ici, il s’agit bien d’une vache !). Enorme, un corps en deux parties (j’ai tenté de la dessiner dans mon carnet, au moment du réveil). La bête est noire, ses poils ressemblent à des plumes luisantes. Elle sort la tête de l’eau en voyant passer un homme, mais elle la sort tout droit, il n’y a pas de vitre et aucune eau ne s’évacue…
Il y a une « couverture » d’algues vert d’eau, au grain très dense, qui recouvre des rambardes, des séparations dans les pièces. Ça pousse tout seul, doucement, ça recouvre tout ! Je dois soulever la peau d’algues pour retirer un drap ou autre chose resté accroché à une rambarde. Il y a un homme (est-ce un employé ? est-ce mon voisin ?) qui critique une signature sur une « ordonnance ». Il me la montre, elle ressemble à un dessin d’enfant. Je lui dis d’arrêter ses remarques désagréables. Muriel me ramène chez moi en passant à gauche d’un rond-point, je le lui fais remarquer et lui fais promettre d’emprunter la prochaine fois – et toujours – le rond-point.

Nuit du dimanche 16 au lundi 17 décembre 2018.

Rêves (4)

Dans le carnet où je retrouve ce rêve, j’ai noté « cauchemar de claustrophobie ». Je n’ai plus en tête ceux que j’ai pu faire, mais j’ai souffert longtemps de claustrophobie au point de monter plusieurs étages à pied pour arriver à mon bureau, parce que je préférais éviter l’ascenseur ! J’avais fini par apprivoiser « le voyage ». En relisant le cauchemar ci-dessous, je réalise que deux jours plus tard mourait Eric…


Rose-M. et moi, nous prenons la route pour aller chez un médecin. Il y a foule mais nous avons réservé pour 14 heures, en tout cas en début d’après-midi. Nous empruntons une route détournée pour des raisons que j’ai oubliées et quand nous approchons d’un quartier pourtant assez campagnard, « on » nous précise qu’il faudra éviter au retour cette route que l’on « recouvre » dans l’après-midi.
Nous trouvons difficilement le cabinet du docteur. Un enfant nous guide à travers une ruelle. J’aperçois la tête de quelqu’un qui paraît couché dans un container bleu. Il semble que ce soit la mère du garçon. Nous passons devant des portes ouvertes sur des trous, comme des placards de rangement, de forme ronde. Rose-M. jette une poignée de terre dans l’un des trous, je lui dis que ce sont des sortes de greniers.
Nous arrivons dans une salle comble mais je finis par dire à Rose-M. d’avancer. Elle joue aux devinettes avec le toubib mais comme j’ai ses feuilles, son anamnèse, je donne une partie des infos au toubib. Puis je me souviens que Rose-M. a eu plusieurs maladies graves. C’est mon tour. Je ne me souviens pas de ce quitte passe là, peut-être rien. Nous reprenons la route, jusqu’au quartier où à l’heure où nous la prenons, le bitume finit par nous recouvrir. Il avance comme un toit étroit et raide au-dessus de nous qui venons juste de laisser passer une voiture à un stop, sur notre droite. Il nous recouvre et je dis à Rose-M. que nous avions oublié ce détail.
Je me réveille.

Nuit du dimanche 16 au 17/12/18.