Un petit tour au Brusc (fin)

Mardi, dernier jour, partie de kayak sur la lagune puis en mer, parfois houleuse, sous les encouragements de C., qui enseigna ce sport de pagaie dans une précédente vie ! A l’aller, j’occupais la place du milieu, tranquille, si toutefois largement plus humide qu’à l’avant et à l’arrière. Après un large détour afin d’aborder une calanque, nous voilà locataires pour la journée d’un endroit magique, où nous avons farnienté jusqu’en début d’après-midi.

Et nous avons pris le chemin du retour après un dernier merci aux paysages, à la mer, au port… A notre arrivée dans la campagne nyonsaise, le soleil se couchait au loin, il nous avait attendues !

MS

Un petit tour au Brusc (3)

C’était un week-end de trois jours, qui commençait un dimanche… Après le lundi dans une calanque peu fréquentée, à cueillir des cœurs sur la plage (nous en avons trouvé toutes les trois !), à nous baigner dans une eau fraîche et tonique, à respirer le vent marin, à s’agripper aux parasols jusqu’à déclarer forfait, à regarder les méduses… et à les fuir, à manger des pommes et des fruits secs, à lire et à rêver en silence, à admirer un jeune homme dresser son chien avec fermeté et tendresse, nous avons flâné le soir dans le port avant que le soleil ne se couche. C’était orange et rouge, comme l’apéritif bu en terrasse, c’était doucement houleux comme les souvenirs qui remontent, c’était une journée joyeuse entre femmes, c’était notre deuxième jour de week-end au Brusc.

MS

Un petit tour au Brusc (2)

Deuxième jour dans ce petit paradis qu’est Le Brusc… Le matin, dès 7 h, la lagune resplendissait au lever du soleil. Retournée sur la presqu’île du Gaou, j’ai dû attendre une heure avant que les portes s’ouvrent pour prendre quelques photos. Les pêcheurs s’activaient depuis longtemps. C’était la journée « des petits cœurs », l’un de feuille sous les arbres, l’autre de pierre, érodé par les vagues dans la calanque où nous avons passé l’après-midi.

Photos : © Marlen Sauvage 2021

Un petit tour au Brusc (1)

La mer ! Nous rions comme des enfants à la vue de l’étendue bleue qui se profile à l’horizon. Trois femmes, trois gamines, le doigt pointé vers l’eau, qui nous remémorons nos souvenirs de vacances à la mer, de premières fois, de visions enfantines. C’est au loin Le Brusc que l’on aperçoit très vite, très peuplé, et de résidence en résidence le long de la lagune, nous arrivons dans un havre de paix, Les toits du Gaou. C’est un camp pour nomades, dit la carte publicitaire ! Yourte, roulotte, camping car, tentes de toit… Nous avons réservé le premier camp à l’entrée de la propriété. C’est S. qui nous a conduites jusqu’ici, c’est elle qui partage un morceau de son passé.

Les copines m’attribuent la roulotte… elles dormiront dans le camping car. Je suis gâtée… mais la plus grande aussi ! Nous bavardons sans voir passer le temps. Je ne sais pas ce que peuvent se raconter trois hommes ensemble… J’ai observé que chez les femmes, les histoires de vies sont aussi captivantes pour les rêves et l’aspiration au bonheur qui les ont nourries que banales et navrantes dans les constats qu’ont engendré les désillusions, le quotidien, les blessures, les sinuosités du chemin. En tout cas ici, tout se termine dans la volonté d’aimer encore, de partager, sans amertume envers le passé, et dans des rires fracassants ! Vers 17 h, nous marchons jusqu’à la presqu’île du Gaou (le coq !). Admirons la lagune et la transparence de son eau, un petit poulpe couleur caillou y déploie ses tentacules. Notre guide (S.) nous raconte l’histoire des lieux, sa rencontre avec ces paysages reposants, son amour pour ce coin de Méditerranée, l’île des Embiez, achetée en 1958 par Paul Ricard, etc. Sur la route, c’était la chanson de Julien Doré qui nous faisait reprendre en chœur Oh là là, oh là là / Sers-moi de l’amour dans un verre de pastaga / Oh là là, oh là là / On a fait le tour de Verlaine et de Kafka… Quand je vous dis, des gamines…

Nous contournons la Vénus du Gaou, offerte par le sculpteur Robert Forrer à la commune du Brusc en 1961. Construite sur un ancien blockhaus, elle tourne son regard vers le village de pêcheurs. C. s’éloigne pour ses « pratiques », nous poursuivons notre discussion avec S. jusqu’à faire quasiment le tour de la presqu’île dans le soleil couchant. Et retour au campement pour d’encore longues discussions. Ce soir, ma petite famille compte deux sœurs supplémentaires….

MS

A suivre…