Carnet des jours (44)

octobre 2020 – A rebours

Samedi 31
10 h. Départ de Carine et des filles… un grand vide, quelque chose qui coince dans la gorge à peine ont-elles tourné le coin de la rue, et puis le soleil… la nourriture de nos discussions, la joie de se savoir entourées, le souvenir du vin partagé, l’intime conviction que le temps et la distance ne brisent rien. François Cheng et ses Cinq méditations sur la mort – autrement dit la vie. Ma propension à voir le verre plein plutôt que vide, la joie de vivre, et tout repart ! Marche dans la montagne alentour dans l’après-midi. 
Les cartes de visite pour Prêle ne sont toujours pas parties de l’agence postale de la Bégude, semble-t-il !

Vendredi 30 – jeudi 29 – mercredi 28
Soirée japonaise et maki… Chacune se prend les mains dans le riz gluant ! Mais qu’est-ce qu’on se régale !
Apéro avec Brigitte et Pascal, retrouvailles, il s’en est fallu de peu de manquer le couvre-feu !
Pierre, à recontacter, ses cartes décalées, toujours, et les ânes que je garde pour lui dans un tiroir.
Arrivée de Carine, Mitsuko et Nikita. Six ans plus tard. Grand moment d’émotion.

Mardi 27 – Lundi 26
Couchée… Côté gauche abîmé. Clavicule en compote. Visite de Brigitte. Coup de fil de Sam.
Initiation à l’origami, par Julie pour ses petits gars. Je reçois la grenouille de Sacha… qui écrit à l’envers, comme un vrai gaucher… qu’il n’est pas ! Je dis son lien à son arrière-grand-mère…

La grenouille de Sacha

Dimanche 25
Les équilibristes… à l’Arlequin, avec Suzanne. Une réflexion sur les soins palliatifs, sur l’approche de la mort, avec le témoignage de soignants, jamais un patient à l’écran. Un choix. En contrepoint, la voix off de Perrine Michel, qui a décidé de faire ce film quelques années après la mort de son père, alors qu’au moment où elle tourne, sa mère vit ses derniers mois… Echanges – douloureux, difficiles – entre elle et sa maman, puis sa fratrie. Intermèdes dansés… de la danse contemporaine que la cinéaste pratique… J’ai un peu de mal à entrer dans cet univers au tout début, puis la chorégraphie finit par faire écho à tout ce qui se passe, se dit, se vit… Les équilibristes, pour Perrine Michel, ce sont les soignants, qui travaillent sur la crête de la vie, entre les moments de doute, d’espoir, de chagrin, des uns et des autres… Pour finir, j’ai vu là une œuvre d’art, au-delà du témoignage, un peu dans les pas de Sophie Calle.

Samedi 24
Ah ! Les beaux visages de Prêle et Alima…

©Prele G. Mes belles Guyanaises… avec leur accord.

Vendredi 23
Décision de laisser tomber mes comptes en fin d’année. Prêle approuve. Il y a juste le souci de passer à côté de nouvelles venant de mes filles. Pour le reste, je sais quels sites/blogs consulter et vidéos écouter… (et dans ce cas, ma contribution à la pollution internet sera la même… pfff… comme il est difficile d’être cohérent de bout en bout. Quand la dissonance sera trop forte, j’aviserai.) Prêle me tient au courant des avancées dans l’agencement de son cabinet de sophro. 
Visite à LM. Son passé à me dire.
J’apprends la mort de Patrick C… Un pan de vie qui me revient en pleine face. Les filles sont tellement tristes…

Jeudi 22
Je termine ce matin la lecture de Sauve-toi, la vie t’appelle, de Boris Cyrulnik. Repéré quelques citations. Le témoignage est édifiant. Je rendrai son livre à T. 

Mercredi 21
Courte visite chez Brigitte. Le jour s’éteint plus vite qu’avant désormais. Elle a préparé le feu dans la cheminée… Chez moi, 21 °C, sans chauffage. Je bénéficie de la place de mon appartement entre deux autres…

Mardi 20 
Je prends une décision. Une lettre, un aller-retour, le ciel reste le même.
Participation à One cat at a time… J’aime tellement ces chats vus par Stef. Je ne pige pas tout de suite qu’il s’agit d’un tirage au sort… on ne se refait pas.

©Stef Heendrickxen – Opération One cat at a time.

Lundi 19
Jour de soleil, dehors et dedans. Formation continue avec le groupe de Chrysalide, intense en termes d’échanges et de réflexion. Parmi les interventions choisies, trois sont d’un grand enrichissement. Quel est le bon moment pour mourir ? La mort, tributaire du temps, permet de donner du sens au présent… Ce qui semble logique – mourir de vieillesse – n’est pas pour autant facile à accepter. Le déni sociétal de la mort nous rappelle ce que vivre signifie… Nous passons en revue les nouveaux temps de la mort : la mort sociale, la mort avant l’heure, celle des migrants, des SDF, de tous les laissés pour compte… les nouvelles figures de la fin de la vie, quand vivre, c’est souffrir… et enfin comment le droit modifie notre approche de la mort, dans une société où désormais, il est possible de mourir à cœur battant…, le droit s’adaptant à une certaine forme d’utilitarisme, avec le don d’organes (auquel j’adhère), et nous nous interrogeons sur la définition de la mort… mort de la conscience ? Le droit à la sédation profonde jusqu’au décès qu’autorisent les soins palliatifs ne nous prive-t-il pas de cette conscience de notre propre fin justement ? La deuxième intervention, de Danièle Deschamps, intitulée Faut-il tout savoir d’un patient pour l’accompagner  nous amène à considérer l’importance de l’identité, du nom de la personne accompagnée – qui est-elle ? « Souviens-toi de ton nom » renvoie à la part mystérieuse et irréductible d’humanité en chacun. « Souviens-toi de ton visage » me rappelle cette injonction de Lévinas : « Regarde-moi et ne me tue point » (souvenir d’un atelier avec Marie Bourjea durant le DU à Paul-Valéry) et nous renvoie à l’expérience de l’autre par la rencontre avec son visage. Le visage quand il ne reste plus que lui, dans toute sa nudité, l’essence même de l’altérité… Et cette remarque de J.-P. à la fin de l’intervention, se souvenant d’une dame accompagnée dans le silence total, qui lui dit au moment de son départ : «Vous ne pouvez pas savoir ce qu’est une présence… ». Silence bouleversant parmi nous… Nous évoquons aussi ce que change le Covid dans la relation soignants et bénévoles, ce lien fragilisé. « Comment on s’apercevra que je serai mort ? », demande une personne accompagnée… ce qui en dit quand même long sur l’effective présence des soignants – ressentie comme telle en tout cas – par certains patients en fin de vie… Mais on sait aussi que les soignants ne disposent pas de ce temps, et c’est bien aussi pour cela que les unités de soins palliatifs sont dans l’obligation de faire appel à des bénévoles formés à l’accompagnement. Et le dernier intervenant dont j’ai adoré l’humour, un philosophe belge, de l’université de Namur – Jean-Michel Longneaux –, qui nous interroge sur l’âge supposé pour mourir (Mourir trop tôt : une injustice ?), s’appuyant sur Sénèque, et sur Heidegger, avec les réserves – j’allais dire habituelles – quant à ce dernier, mais enfin Etre et Temps reste à lire, entre autres, pour ce qui nous concerne, et nous nous interrogeons sur la notion d’injustice liée à la mort même, de jeunes notamment mais aussi de moins jeunes, quand tout ce qui dicte notre émotion a à voir avec le regard que nous portons sur le juste ou le normal… Ne serions-nous pas confrontés à l’exigence que des choses nous sont dues dans la vie alors que rien n’est dû à quiconque ! Il reste à travailler la prise de conscience quand les individus sont pris entre deux pôles ; les désirs irréalistes et la réalité cruelle… Je vais lire Consolation à Marcia ! Enfin, je retiens que si nous sommes unique et irremplaçable face à la mort, une fois que l’on sait que la mort nous concerne, l’idée nous renvoie à la nécessité d’entreprendre ce qui pour nous a du sens, de savoir si la place où nous sommes en ce moment est vraiment désirée… La question me tourmentait, elle ne fait qu’aviver ma réflexion… 

Samedi 17 – dimanche 18
Virée à La Bégude pour l’injection de mon Titi. J’attendrai quand même le 19 pour lui administrer sa piqûre… Encore dans le souvenir de ces quelques jours en Cévennes. Et dans le constat banal que la solitude me va si bien…

Mercredi 14  – jeudi 15 – vendredi 16
Lever tardif ! 11 h ! Du jamais vu pour moi… Le silence du moulin de Grattegals. On déjeune à Florac (Les volets rouges) avec Clément qui s’est installé ici il y a 2 ans. Géographe, il est tombé amoureux de la région, a repris une entreprise de détection des métaux (amiante, plomb, etc.), est sûr d’avoir du pain sur la planche avec les travaux de détection obligatoires lors d’achat et de vente de biens immobiliers… le compromis pour pouvoir vivre où il le souhaite en gagnant sa vie… Traversée du Causse Méjean jusqu’à Sainte-Enimie sous un ciel plutôt gris, mais les paysages et les gorges du Tarn sont splendides. Café dans le seul troquet ouvert. Et retour sur Florac et Grattegals par les gorges de nouveau, arrêt à Blajoux mais personne n’était là. 
Je bouquine Sauve-toi, la vie t’appelle, de Boris Cyrulnik. « Dans toute œuvre d’imagination, il y a un récit de soi. Dans toute autobiographie, il y a un remaniement imaginaire. La chimère nommée « Fiction » est sœur jumelle de « Récit de soi ». Je n’ai jamais menti, je m’y suis efforcé, j’ai simplement agencé des représentations du passé qui reste dans mes souvenirs afin d’en faire un être vivant, une représentation partageable. »
Direction le mont Lozère. Il fait un froid de canard, ce que me rappelle Y. qui compare la météo locale à celle d’où nous venons. L’austérité du Pont-de-Montvert ne l’enchante pas. Je l’aime toujours autant. Elle va chercher en moi quelque chose de très ancien, ancré quelque part dans ma mémoire… Arrêt café à l’extérieur pour la cigarette du moment. Et nous filons jusqu’au mont Finiels qui vaut les propos admiratifs de mon compagnon de route, quand la minéralité du lieu me tire les larmes. Neige au sommet. Balade dans les pins à la recherche de champignons, mais il fait bien froid, et il ne reste que les superbes amanites, petits soleils rouges dans la rousseur de l’automne.
Déjeuner chez Monique d’un poisson au four, accompagné de légumes du jardin, délicieux. La veille au soir, elle nous a gratifiés d’une conférence de près de 2 heures autour de ses recherches sur Victoire Delranc… Un moment de partage exceptionnel, et je l’admire encore pour sa ténacité. Nous repartons tout de suite après le repas, il y a une pétanque je pense, prévue ce soir chez Y… Je ne reste pas et retourne aussitôt dans mes pénates. 

Photo : Marlen Sauvage

Atelier de mardi 13 octobre
Départ pour les Cévennes et l’atelier d’écriture. Passage à la maison de Noé. Personne. J’observe les changements apportés à l‘extérieur. Une large et longue dalle de lauzes qui mène de l’escalier à la porte d’entrée, à la place du pas japonais… L’eucalyptus qui avait repris vie a été abattu… je reste pensive devant le vide qu’il a laissé. Des outils ont été oubliés dehors en bas de l’escalier. Y. n’est pas à l’aise, je le vois. Nous ramassons quelques châtaignes sur le parking et nous repartons. Non, il n’aurait jamais vécu ici, me dit-il.
Je reçois une plante superbe, de la part de Chrystel… « Depuis le temps que je voulais t’offrir des fleurs », me dit-elle avec un immense sourire. La douceur et la simplicité de son geste. Quelle émotion… Des mois que nous ne nous sommes vues, toutes ici. Je pense à la chance que j’ai !
Nous accueillons une nouvelle, et 8 dames masquées ou non se dispersent autour de l’immense table dressée sous les arches d’une grande salle communale. Depuis l’Andalousie, Claudine nous appelle pour entendre les propositions. A peine le tour de table terminé, à peine la proposition d’écriture ébauchée, notre nouvelle compagne d’écriture pique du nez sur la table, s’effondre… et nous voilà près d’elle, position latérale de sécurité, appel des pompiers… malaise vagal, la dame rassure le médecin que nous finissons par obtenir au bout du fil. Elle reste allongée par terre, les jambes relevées… Comme je crains qu’elle ne s’évanouisse, je lui lis un extrait de Perec tout en réalisant au même instant combien la situation est étrange, mais la dame me répond, et autour de la table, chacune finit par se mettre à écrire pour une vingtaine de minutes. Notre nouvelle arrivante quittera les lieux un moment plus tard. Nous poursuivons jusqu’à 22 h les deux propositions suivantes dont j’espère publier les textes ici… [ils le sont]

Photo : MS. Je vois un ange qui dialogue avec un oiseau…

12 octobre
Je retourne chez l’étiopathe pour la deuxième et dernière fois, semble-t-il. Le voyage de demain ne compromettra pas ses soins, je dois seulement marcher un moment dès mon arrivée. 

10 octobre – 11 octobre
Justin a reçu le livre d’Olivier (Martinelli)… A croire que la Poste fonctionne mieux vers l’étranger qu’à l’intérieur de nos frontières ! C’est l’anniversaire de Julien et de Didier. Je pars à La Motte pour le week-end, avec les dernières confitures, épices de Nans, etc.

8 octobre
Chez Manu pour retrouver ma tête après une couleur ratée. Il s’intéresse au local de HLS. Confidences tant que nous sommes seuls dans le salon. Nous tournons beaucoup de choses en dérision et rions encore tous les deux malgré la situation que fait peser le Covid sur le commerce en général.

6 octobre
Visite chez l’étiopathe. Je découvre une discipline, et ce que la parfaite connaissance de l’anatomie alliée à une approche fine de la douleur permet de soigner. Je repars avec un exercice à pratiquer avec une balle de tennis…
Vidéo avec Prêle dans l’après-midi. Deux heures trente d’échanges. Quelle énergie chez elle, quelle détermination !
Skype avec Stef et Didier. La discussion porte sur la pollution due au trafic internet, à la nécessité de diminuer notre consommation énergétique, à la 5G et au fait qu’elle sera plus intense encore. On se demande bien pourquoi autant de gouvernements vont valider cette application… et la réponse est si claire… Social dilemma à voir, le conseil de Stef. Je vais le voir illico presto !  Comme les derniers événements m’ont déjà éloignée des réseaux sociaux, je m’interroge d’autant plus. Qui sont les présents dans ma vie ? Est-ce que je donne davantage d’attention aux absents souvent inconnus d’ailleurs, qu’aux « présents » ? Mes proches sont loin… c’est vraiment le cas de le dire, géographiquement. Même si justement, c’est bien grâce à ces réseaux que nous restons en lien… Mais enfin. Je pèse mes choix des dernières années. J’ai rencontré beaucoup de personnes intéressantes grâce à FB, par exemple. En dehors de leurs blogs que je suivais, la rencontre sur FB a engendré autre chose, un autre contact, une connaissance plus approfondie de leurs univers, des échanges différents, spontanés, parfois des amitiés sont issues de ces rencontres. Et je ne peux me voiler la face : tout cela a été d’un grand secours pour moi dans le passé, puis une vraie nécessité par la suite, cette vie sociale et culturelle, virtuelle, et pourtant si réconfortante. Je décide pourtant de délaisser les comptes en fin d’année… Pour l’instant, de toutes les façons, ma vie m’oblige à moins d’investissement…

Dimanche 4 octobre
Coup de fil à Eve qui m’apprend la mort de Christian… avant-hier. Je suis retournée. « Il a rejoint les étoiles », me dit Soso, remplie encore de sa présence. C’est toujours plus tard que l’on accuse le manque. 

2 octobre – 3 octobre
A La Motte puis à Rémuzat pour T. et sa visite chez le toubib. Le lendemain soir, brame du cerf à l’un des cols voisins, mais les cerfs sont ailleurs ce soir… 45 ans de Willy aujourd’hui. L’impression de l’avoir rencontré hier.

1er octobre
Sophro avec Prêle. Notre moment de détente, de complicité, de rires et de confidences. 

MS

Nuit d’écriture sur le mont Lozère

Ecrire une nuit et un jour sur le mont Lozère, c’était le défi que nous nous étions lancé avec le groupe de Florac un matin froid de février. Le thème « La nuit et l’intime » n’emporta d’abord pas l’unanimité mais les affinités firent le reste et c’est bien dix participant.e.s que j’accueillis avec mon hôtesse, Mireille, dans le magique hameau du Cros en cette fin de mai.

Les genêts avaient certes envahi la nature, l’enveloppant de leur parfum suave, signature du début de l’été, mais les soirées fraîches encore demandaient la chaleur d’une cheminée. C’est là que Mireille et Francis installèrent le chaudron pour la soupe du soir (entre autres agapes), dans l’ancienne étable à la grande mangeoire.

En attendant l’arrivée du groupe, mon hôtesse m’invita à visiter les alentours, perchée à l’arrière d’un quad. La pilote, c’est elle !

Et nous voilà parties, rebroussant chemin devant un troupeau de vachettes rousses aux jolis yeux maquillés venues à notre rencontre, et empruntant la piste qui surplombe les combes et permet d’admirer en contrebas moulins, granges, habitations. Et l’imposante minéralité de cette nature étourdie de bleu.

Les barrières de bois ouvrent sur des chemins d’écriture… tout ce qui traverse l’esprit, se chevauche, s’embrase, à l’arrière du quad… et que je ne retiendrai pas.

Je crois me souvenir qu’il s’agit d’un frêne double, « une rareté », me dit Mireille… Je le salue sans l’enlacer, le lieu est habité…

Après avoir écrit sur les sols, j’écrirais volontiers sur les toits…

Un moulin à céréales en bordure du chemin…

Et des ruines à rebâtir disséminées sur le territoire… Il émane quelque chose de la largeur des murs, de la profondeur des pierres, de leur agencement, du défi lancé au temps par les hommes qui s’installèrent ici.

Une ancienne école aux larges fenêtres…

Et c’est de nouveau la piste sèche et cahotante que nous suivons, moi accrochée comme je le peux à l’arrière, ma conductrice cheveux au vent, libre comme l’air !

La pierre à laine… où l’on venait battre les peaux de mouton si mes souvenirs sont corrects.

La soupe de Mireille… divine… un mélange d’herbes locales, ramassées dans les prés, de légumes frais, avec une tranche de poitrine de porc, un régal que nous avons dégusté tard dans la soirée, après l’apéro qu’accompagnaient les premières propositions d’écriture.

Et l’atelier traversa la nuit de 19 h jusqu’à 5 h du matin pour reprendre le lendemain
de 11 h à 14 h… Des extraits de textes écrits cette nuit-là suivront sur ce blog.

Photos : Marlen Sauvage

Beauté (2)

marlen-sauvage-mont-Lozere

« (…) de fait, notre sens du sacré, du divin, vient non de la seule constatation du vrai, c’est-à-dire de quelque chose qui effectue sa marche, qui assure son fonctionnement, mais bien plus de celle du beau, c’est-à-dire de quelque chose qui frappe par son énigmatique splendeur, qui éblouit et subjugue. »

François Cheng, Cinq méditations sur la beauté.

Photo : ©Marlen Sauvage