Dialogues avec l’oiseau

C’est le titre d’un spectacle plein d’humanité, de poésie, de tendresse chanté, parlé par Renat Sette, accompagné à la contrebasse et au chant par Christiane Ildevert. En fait de dialogues, nous n’entendrons jamais l’oiseau (sauf grâce à quelques appeaux), et Renat nous emmène d’une enfance lointaine jusqu’à François d’Assise, Il Poverello, et à sa bienveillance envers la nature, les animaux et les hommes. On ressort de ce spectacle un peu plus optimiste et beaucoup plus joyeux ! Le texte, splendide, est de Vincent Siano.

« L’oiseau de confidence
et de confiance
qui entre en nous comme on entre en fraternité
non seulement par affection mais aussi par nécessité. »

Et ça s’est passé dans un village de la Drôme, Saint-Sauveur-de-Gouvernet, dans le cadre du festival Contes et Rencontres (34e édition)…

Carnet des jours (49)

© Marlen Sauvage 2017

Septembre 2021
Semaine 1 – Rêve : un nu bleu sur canapé, à contrejour, la fin d’une étrange histoire commencée on ne savait plus quand, le rêve ne le disait pas, et la sensation que le désir toujours rattraperait les deux amants.
Semaine 2 – Le bébé tortue encouragé durant de longues minutes, sa traversée des obstacles jusqu’à la mer – on ne l’aurait pas cru, mais du bois flotté échoué là, quelle galère pour la petite bête – et enfin, la vague salvatrice ! Prêle et Alima en fond sonore sur les vidéos, mes petits bonheurs quotidiens venus de Guyane.


Semaine 3 – L’arrivée de Muriel et de Maman, le plaisir des retrouvailles après deux ans, le bonheur simple de la famille et des repas partagés, les sourires de la jeunesse – comme sont beaux les jeunes toujours ! – la tropézienne et les croquants de Pascal, la virée sous la pluie au marché de Buis et le long arrêt dans la boutique de pierres et d’encens – nos exclamations, toujours la même complicité des trois sœurs, et le bonheur de l’une, contagieux… Vendredi 17 septembre, deux initiales dans un carnet. Journée du patrimoine le lendemain, La Garde-Adhémar, encore un village de l’enfance, mais au Val des Nymphes, cette fois, avec un cœur d’adolescente. Petite balade à Vaison, Mumu traque les cœurs de pierre…

Semaine 4 – Les réunions associatives sont d’heureux prétextes à disparitions momentanées… Quel étrange pouvoir que celui de la lune (pleine) ce 21 septembre ? Le lendemain, virée aux Baux-de-Provence avec D. aux Carrières de lumière, avec Cézanne et Kandinsky, puis sur le circuit des moulins de Fontvieille.

© Marlen Sauvage 2021

Et samedi 25, le conte de Jean des Pierres, aux Perdigons, dans ce lieu magique où se remontent des murs de pierre sèche, avec le conteur Renat Sette qui conte et chante en provençal l’histoire d’un berger qui parlait aux pierres… Ecrit par Pierre Jakaez Elias dans L’Homme qui parlait aux pierres, ce récit a été adapté par Jean Yves Royer au pays de Haute-Provence. Jamais je n’ai été perdue dans cette langue que je ne parle pourtant pas… mais emportée, oui, par une voix chaude et des chants rythmés et doux, un moment inoubliable, forcément.

© Marlen Sauvage 2021 Renat Sette (à gauche) et Mario Leccia.

Semaine 5 – Cours de yoga, en petit groupe, à Mirabel. J’ai raté le premier, bien contente de renouer avec quelques postures. Rencontre surprise avec Mireille, participante à l’atelier de François Bon. Depuis plusieurs mois, nous savons que nous sommes voisines, et c’est chez Guy – ni chez l’une ni chez l’autre donc — que nous nous retrouvons !

MS