Debré, le peintre [Uckas, 43]

Olivier Debré devant une de ses toiles gigantesques. Je me souviens d'un petit tableau de lui, conservé chez une dame qui tenait un musée à St-Circq-Lapopie [et qui avait connu tous les artistes du début du siècle (dernier…)], avec du rose et de l'orange, je crois.

Nous lui avions acheté une litho représentant une belle endormie, accompagnée de ce poème :

Je sais des ronciers bleus aux jonquilles amères
que la buse plombée protège de son cri
Je sais l'herbe aux vipères mordant le chemin sourd
au chêne qui s'effeuille sous l'avril galopant.
Je sais l'arbre creusé que la mésange épèle
Je sais des rires en croix
des larmes de pollen
des chansons éventrées au moment que de naître
et des lèvres scellées pour n'avoir pas aimé.

Ce n'est pas signé et j'ai oublié de qui sont ces vers…

ateliers deluge 42bis
Les petites attentions impossibles à jeter…

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Un carnet kraft à spirale (Uckas)
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Un Zap book jaune [≠ 5]

Le 21 janvier 2000
Anniversaire de Marcelle, le 7 janvier 1928
« Je commence par acheter tout ce que je pourrais oublier. » (ma tante raconte comment elle fait ses courses).

Le 9 ou le 10 mars 2000, un jeudi à 22h36 !

Hier soir, j’ai écrit au moins six pages de nouvelles à maman. Ce soir, elle m’a téléphoné, quand je lui ai raconté ça… ce n’est pas ça que je voulais dire. Je voulais juste dire que dans la conversation avec elle, j’ai appris que d’eux deux, c’est Papa qui savait me relire.

Vendredi 31 mars
J’ai commencé (à lire) la bio de Léandre S. Intéressante pour points de repères socio-économiques et structure chronologique, enfin si l’on peut dire. Davantage comme aide-mémoire, choses à ne pas oublier.
Je pense beaucoup à G. Marion, TJ me dit qu’elle aussi depuis quelques jours. Pourquoi ? Il faut que j’appelle ce monsieur impérativement.
Le temps me manque pour tout faire. Je me lance peut-être dans trop de projets à la fois. Récapitulatif : à terminer pour les portraits de femmes : Teresa, Marinette, Françoise M, Estelle.

A poursuivre pour Rog’ l’histoire de Jeanne et Germain.
A commencer pour Teresa l’histoire du petit cheval.
A terminer, le portrait de Jane.
A commencer, l’histoire à partir des images de Stef.
Plus le bouquin de Papa commencé par petits bouts.

(…)

[De tous ces projets, certains ont vu la fin, tous ont vu la fin, devrais-je dire, car parfois elle diffère de ce que l’on avait projeté, parce que la vie en veut ainsi. Jeanne et Germain, une fiction, reste à terminer. Le petit cheval n’a jamais vu qu’un plan. Le portrait de Jane a dû être réalisé, je l’ai oublié. Les histoires à partir des images de Stef ont toutes vu le jour. Et enfin, la biographie imaginaire du pater est toujours en cours, le genre d’entreprise qui ne finira qu’avec moi, j’en ai peur.]

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