Fête de la soupe à Florac

Pour l’ouverture du festival de la soupe à Florac hier soir dans la bibliothèque municipale, quelques courageuses des Ateliers du déluge ont lu un petit nombre de textes consacrés au goût, à la nourriture, à la gastronomie, écrits durant deux séances d’atelier. Une mise en bouche avant la dégustation de soupes concoctées par les Amis de la bibliothèque de Florac et le spectacle de deux comédiens époustouflants : Guillaume Collignon et Damien Bricoteaux, de la compagnie du même nom en résidence à la Genette verte, salle culturelle floracoise. A leur menu, des textes théâtralisés de Rabelais, Baudelaire, Brillat-Savarin, Apollinaire, Desproges, Barthes et bien d’autres…

 

La cuisinière, Monika Espinasse

Elle se sentait bien dans cette grande cuisine. On lui avait proposé ce travail de cuisinière alors qu’elle était déjà près de la retraite. Elle avait toujours été un peu mère nourricière, c’était important de bien manger, que ce soit en famille ou comme ici dans une école ménagère pour jeunes filles. Matin, midi et soir, elle préparait les repas pour une trentaine d’élèves. Pas très grande, ni grosse, ni mince, toujours ceinte d’un tablier en coton ou d’une blouse en nylon, elle se mettait devant les gros fourneaux de collectivité. Elle saisissait le lourd faitout plein d’eau à deux mains, fermement, avec force, et le posait sur le gaz . Pendant que l’eau chauffait, elle attrapait une grande poêle de la main gauche, y versait de l’huile d’arachide de la main droite et attendait que ça grésille. Quand elle commençait à avoir chaud dans la cuisine, elle remontait ses manches au dessus des coudes, refixait deux épingles dans son chignon qui laissait échapper quelques mèches grises. Elle avait bien essayé les cheveux courts, mais cela ne lui avait pas plu et tous les matins elle remontait son chignon avec quelques épingles. Depuis qu’elle travaillait à l’école, et qu’elle fréquentait des jeunes filles, elle avait commencé à mettre du rouge à lèvres. Pas pour travailler, bien sûr, mais quand elle sortait après le travail, jupe droite, cardigan, sac à main et chaussures à petit talon, elle se sentait plus jeune qu’autrefois. Même à la cuisine, son domaine, l’énergie lui était revenue. Elle commandait son second, faisait valser les casseroles et préparait les repas avec entrain. Ses grands yeux noirs surveillaient la cuisson des pâtes comme la poêlée de pommes de terre. Ah, ces patates ! C’était un poème ! Tous ceux qui y ont goûté s’en souviennent. Traditionnelles, nageant dans l’huile, dorées à souhait, grillées au fond de la poêle sans être noires… Les patates de Mémé Germaine ! Comment faisait-elle pour trente personnes ce que nous arrivions tout juste à faire pour une demi-douzaine ? Quand tout le monde avait été servi dans le réfectoire, elle mangeait debout dans la cuisine, à l’ancienne, c’est à dire comme les femmes qui faisaient manger leurs hommes, appuyée sur la table de ferme. Elle était fière de son travail, et contente des compliments qu’elle recevait avec un petit sourire timide.

Ce qu’on ne peut décidément pas avaler !, Chrystel Courbassier

C’est drôle et surprenant à la fois de constater que certains adorent ce que d’autres détestent jusqu’à en vomir… En fait il est presque impossible pour moi d’imaginer que l’on raffole de cette chose visqueuse, gluante et froide vendue en période de fête par demi-douzaines dans des cagettes, à des prix prohibitifs. Les HUUUUUîTRES ! Le mot lui-même avec sa liaison désagréable à l’oreille (les Zuitres) fait frémir. Improbable à manger. D’abord il faut l’ouvrir la bête, s’acharner dessus avec un couteau spécial, très pointu, inventé pour l’occasion, au risque de se couper dix fois, pour n’en conserver que la moitié comestible. Ensuite, tu l’arroses de citron frais, tu regardes la forme glaireuse et grisâtre se recroqueviller sur elle-même sous l’effet de l’acidité, tu la décroches éventuellement avec une fourchette, tu penches le coquillage au-dessus de ta bouche ouverte tournée vers le plafond et tu laisses glisser la matière informe au goût salé dans ton gosier, et tu mâches, ou bien tu avales, je n’ai jamais su exactement comment on faisait. Je me souviens juste de l’odeur, du goût, de la texture, et de ce que m’évoque cette chose immonde au contact de ma bouche. Pour mon compte, j’ai vite avalé, sans mâcher. Même les escargots et leur bave, je trouve cela meilleur. Non, vraiment, vous n’allez pas me dire que vous aimez cela ? C’est juste pour faire croire, juste pour faire comme tout le monde, au moment des fêtes, pour ne pas avoir l’air tarte quand on veut vous faire croire que c’est pourtant délicieux ?

Le lapin du dimanche, Monique Frayssinet

C’était un rituel. Le samedi, grand-père partait le matin de la maison, un couteau dans une main, un bol et un plat, toujours le même plat bleu émaillé, dans l’autre main. Je savais qu’il allait saigner un lapin. La mort du lapin aurait pu m’attrister, alors je restais près de ma grand-mère. Grand-père revenait, rapportait le bol de sang et il avait déposé le lapin nu dans le plat émaillé. Voilà, il allait rester là, allongé de tout le long sous un torchon jusqu’au dimanche. On allait faire le banquet. Grand-mère avait au préalable, pendant que le pauvre lapin passait de vie à trépas, fait revenir dans la poêle, les oignons, les épinards, des morceaux de pain rassis coupés menus, le persil et l’ail. Sitôt, le sang prélevé était versé sur cette préparation qui mitonnait. Ça, c’était le samedi, le sanquet ça se prépare sans tarder. On le mangerait froid, découpé en tranches, en entrée au repas du lendemain. Le lapin, lui, c’est le dimanche matin qu’on le découpait en morceaux. La viande est meilleure un peu rase, disait grand-mère. Elle avait préparé des morceaux de lard qu’elle avait fait fondre dans cette même poêle noire. L’odeur du lard se répandait dans la cuisine. Puis, un à un, elle déposait les morceaux de lapin dans la poêle  chaude. J’entends encore ce léger crépitement. Ensuite elle déplaçait la poêle sur le côté, la posait sur la pierre près de l’âtre, et là, encore, un à un, précautionneusement elle tournait les morceaux pour les faire rissoler et la poêle reprenait sa place jusqu’à une parfaite cuisson du lapin sauté. Elle étalait les braises pour diminuer la chaleur du feu et laissait cuire tout doucement en surveillant du coin de l’œil la coloration du plat. Elle dosait avec précision le sel et le poivre qu’elle ajoutait. A chaque lapin tué, c’était le même rituel.

Les épinards, Liliane Paffoni

Sur l’écran de télévision, un célèbre marin engloutit une énorme boîte de légume aux vertus bienfaisantes. Aussitôt, la nausée l’envahit. Le marin, lui, a fait provision de force et de vitamines… Les larmes faisaient de tous petits blocs et creusaient de minuscules trous dans cette mixture verte. Elle aurait presque pu trouver ça joli mais le cœur n’y était pas. Depuis combien de temps était-elle là devant son assiette ? Cinq minutes, une heure ? La grande salle était plongée dans une quasi obscurité, les cuisines étaient nettoyées, astiquées et rangées, prêtes pour le petit déjeuner du lendemain. Les entailles dames étaient parties depuis longtemps. ll faisait froid. Elle grelottait. Des nausées régulières montaient jusqu’au bord de ses lèvres et mourraient là tant sa bouche était crispée. Elles étaient quatre, toujours les mêmes, le vendredi soir, face à leur assiette. Au milieu de cette purée verte flottait un œuf dur, îlot de blancheur contaminé par tout ce vert si peu naturel. Il lui semblait qu’il disparaissait petit à petit, englouti au tréfonds de ce magma insipide. Lui aussi se noyait et se perdait dans cette bouillie. Dehors, la nuit était tombée depuis longtemps. La cour était déserte. C’était l’heure de l’étude avant le coucher. Tête baissée, poings serrés, elle maudissait le cuisinier, l’intendant, les camardes, des traitres qui avaient englouti leur assiette sans respirer grands renfort de verres d’eau et qui probablement rendaient à la terre ce qui lui appartenait. Pour passer le temps, elle saisit sa fourchette. Le surveillant poussa un soupir d’aise : Ah ! enfin tu te décides ! Non, elle ne se décidait pas. Elle faisait des ronds dan stout ce vert et au passage, elle attrapa de longs filaments qui avaient échappé au moulin à légumes. L’œuf disparaissait peu à peu sous le raz-de-marée verdâtre. Tout se figeait dans l’assiette. Le froid, le noir, le silence,e vraiment ce n’est pas bon du tout pour… les Zépinards !

Bella, Chrystel Courbassier

Bella attend ce rendez-vous depuis longtemps. C’est qu’elle lui en a fait des yeux doux à son collègue avant qu’il se décide enfin à l’inviter au restaurant un soir de printemps. Elle profite de l’apparition des petits bourgeons sur son cerisier pour sortir sa robe à fleurs, sa robe d’été. Il fait encore un peu frais en soirée mais Bella a chaud. Chaque jour, chaque moment passé à la table de réunion, près du jeune homme aux yeux en amande et aux longs cils bruns, font monter en elle une puissante vague de chaleur. Aussi, ce soir, lorsqu’il s’assied face à elle et verse le contenu noir aux reflets violine de la bouteille dans son verre, en lui accordant un large sourire, ce n’est pas la chair de poule qui fait frissonner ses bras nus.

L’émulsion d’avocat au gingembre finit de remplir sa fonction de mise en bouche. Bella avale en deux bouchées la purée verte qui lui rappelle les yeux de son bellâtre. Après un verre du breuvage tiède et suave dans la gorge, elle commence enfin à se détendre. La chaleur de l’alcool se propage dans tout son corps. Elle se sent bien. Les crevettes au lait de coco conseillées par le charmant serveur la ravissent. Face à elle, l’homme parle et elle l’écoute, en suçotant les petits crustacés, les yeux rivés sur les lèvres roses au milieu de ce visage blanc qu’elle devine sucré. Encore un verre de rouge, elle sent ses joues rosir. Elle fait l’éventail avec sa main droite au-dessus de son visage à elle, pour tenter un rafraichissement, en vain.

Alors que l’entrecôte arrive, saignante et fumante, Bella détaille les épaules saillantes et musclées du mâle qui lui ressert un verre de vin, arborant toujours ce large sourire. Elle ne résiste pas à l’envie soudaine de poser ses doigts chauds et humides sur la main du jeune homme : « Je te remercie mais ça ira. » Le contact de peau à peau la fait frémir. Echanges de rires gênés. Elle retire sa main et découvre alors, sous la chemise entrouverte de son compagnon de table, une forêt de poils bruns ressemblant aux filaments de légumes émincés en julienne servis avec la viande. Faute de pouvoir y fourrer les deux mains, elle avale un verre d’eau pour se calmer puis engloutit l’entrecôte et les légumes pour abréger. Il continue de parler, lui laissant le loisir de savourer l’intérieur de sa bouche, ses dents blanches comme la nappe, sa langue râpeuse comme la viande qui glisse dans son gosier. Enfin, lorsqu’arrive le banana split en dessert, elle ne peut contenir un petit cri d’extase : son dessert préféré ! Elle tente alors de prendre son temps pour déguster par petites cuillérées l’entremets, méthodiquement, en commençant par les boules de glace, vanille, fraise, chocolat. Finalement, elle se jette sur le fruit, long, jaune, encore chaud et dégoulinant de chocolat, sous le regard perplexe de son collègue qui continue de parler. « Une petite boisson chaude pour terminer ? », suggère le serveur en desservant la table. Bella le regarde, incapable de répondre. Des gouttes de sueur coulent dans le bas de son dos. « Non, ça ira, répond Mathieu pour deux. Je dois rentrer, il est tard et ma mère ne peut pas se coucher tant qu’elle me sait dehors. »

Merci encore à Aline Leaunes, Monika, Liliane et Chrystel pour leur présence et leur performance devant un public particulièrement attentif.

 

 

 

Zap book jaune [≠ 21]

14 février 2002
Une belle surprise que cette pièce d’Alain Teulié Virages, avec Catherine Arditi et Maurice Barrier, ce dernier excellentissime. A la Comédie des Champs-Elysées.

4 mars 2002
Documentaire sur l’Algérie, L’ennemi intime, de Patrick Rothman. Confirme ce que l’on devinait. Que pensait vraiment Papa de cette situation, lui qui pleurait en ne pouvant qu’à peine l’évoquer à plus de 70 ans ?
Mort de Daniel Pearl en Afghanistan (…)

[La question de l’Algérie restera sans réponse, puisque mon père est mort en 1999. Depuis, je ne cesse de penser que j’approcherai ce qu’il pouvait penser en lisant les courriers que j’ai pu récupérer, en étudiant les photos qu’il avait prises et annotées, en éccoutant la fameuse cassette enregistrée il y a des années (il faut la retrouver d’abord)… Je n’ai pas eu ses notes – il écrivait beaucoup – elles ont disparu à son décès. Avait-il écrit sur cet épisode de sa vie ? Si je ne peux être sûre, je voudrais pouvoir rester au plus près de ce qu’il a vécu et pensé vraiment, sans tordre trop la réalité à son avantage…]

19 mai 2002
Une journée particulière, d’Ettore Scola avec Sophia Loren et Marcello Mastroianni. Contexte : visite de Hitler à Rome avec Mussolini, Hess, Goebbles, etc. Défilé où toute la ville se rend. Drapeaux du IIIe Reich et Italie fasciste.
Une famille italienne, Sofia, son mari et 6 enfants. Tous vont au défilé sauf elle [qui aurait bien voulu pourtant !]. Elle est pro-Mussolini, albums photos…
Un homme seul qui semble devoir quitter l’appartement où il se trouve.
Rencontre fortuite (un mainate qui s’enfuit).
Lui, Gabriele, semble fantaisiste, décalé dans cette Italie fasciste.[C’est un intellectuel menacé de déportation]
Elle le trouve charmant et tombe amoureuse [bien qu’ils ne soient pas du même bord idéologique…].
De belles scènes : le linge sur la terrasse ; le café qu’il mout pendant qu’elle redessine un accroche-cœur et enfile des chaussures sur ses bas troués…
Le parti pris d’Ettore Scola : penant les 4/5 du film, on entend à la radio le déroulement du défilé, il est omniprésent, musique, discours, etc.
Cela ne cesse que lors de la scène d’amour entre Gabriele et Antonietta.
=> Il apprend qu’elle n’est pas heureuse.
=> Elle apprend qu’il est « subversif » = homosexuel

[Tiens, dans les nouvelles italiennes hier, on parlait de Marine Berlusconi… Le prénom va devenir dur à porter…]

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Les gens du Gem, suite

A Saint-Rome de Dolan, lors d’un stage d’une semaine, Serge Lacan (1,2,3 Soleil !) a demandé au groupe de jouer les saynettes qu’ils avaient écrites en atelier. Et ça a donné… ça !

Un des textes écrits ce jour-là :

Avec Serge, on avait un rôle. En fait j’étais à la pêche. Je ne voyais pas arriver la truite. J’ai pêché des truites, assez grosses. Ensuite je les plaignais, je disais oh ! pauvre truite, de voir leur tête, leurs yeux, leur regard… Du coup, je les ai relâchées. Je les regardais partir et je me suis dit… A la fin, Serge m’a posé la question de savoir ce que j’avais mangé. Je lui ai dit « du poulet » !

2010/Les petits comédiens de Marvejols

Après le spectacle Le Bal des animaux, représenté pour la troisième et dernière fois à Marvejols, début mars 2010, et cette fois-là au profit d’Haïti, les ateliers théâtre animés par les Ateliers du déluge ont repris avec la petite troupe de comédiens de la Maison pour tous.
©MSG
Jusqu’en juin, les deux Léa, Lucie, Jonas, Axel, Marie, Inès, Anna, Emma, Lison et Perrine ont occupé la scène de la Coustarade pour des improvisations,des exercices de diction, de concentration… Tout ce petit monde devrait se retrouver à la rentrée de septembre pour la préparation d’un nouveau spectacle qui aura lieu en février.

2010/On a rêvé sur la lune !


Le 26 juin dernier, à Rieutort-de-Randon, la classe de cycle 3 de l’école publique présentait son spectacle On a rêvé sur la lune, réalisé avec les résidants de la maison de retraite toute proche, « La Randonneraie ».

Ce projet interdisciplinaire a réuni pendant six mois des professionnels de l’écriture (Ateliers du déluge), de la lecture (Les Mots dits), de la vidéo (EMALA), des arts plastiques (La muse de la Jaracasse) et du graphisme (marc-guerra.com)

Chaque lundi, jour de la lune !, les Ateliers du déluge ont animé des ateliers d’écriture et de parole pour les personnes âgées et pour les enfants. Deux « Feuille de lune » ont raconté le déroulement du projet, des rencontres, rassemblant les textes des enfants, leurs dessins, les photos des ateliers de réalisation des décors, avec Sarah Fistol, des répétitions de mise en voix avec Brigitte Beaury, des techniques d’interview avec Stéphane Marconnet, l’instituteur, et Brice Valentin, spécialiste de la vidéo. Photos réalisées par Marc Guerra tout comme le journal du projet.

2009/J’ai mal à la Terre – spectacle musical

Photo ©Allen Lares

Les ateliers du déluge ont participé à la conception et à la réalisation d’une fable écologique intitulée « J’ai mal à la Terre ». Joué, dansé et mis en musique par une soixantaine d’enfants de la Fédération des écoles de musique des Hauts Gardons, ce spectacle fêtait le dixième anniversaire de la « Fédé » en juin dernier.

Ecrire d’abord
En 2007, une vingtaine d’enfants se réapproprient la légende australienne de la création du monde racontée par Bruce Chatwin dans Le Chant des pistes. Six ateliers d’écriture plus tard, ils ont la trame de leur fable : cinq tableaux et autant d’ancêtres – Cheval, Oiseau, Poisson, Lion et Salamandre – constatant avec consternation les ravages infligés à la Terre par leurs descendants.

Composer ensuite
Les professeurs de musique des associations musicales de la Fédération* – l’Esperluette, l’Atelier musical, l’Arche musicale, la Music’ole – composent avec une quarantaine d’élèves la musique de cette légende revisitée. Percussions, piano, violon, saxophone, trompette, claviers, flûtes et guitares donnent ainsi vie aux ancêtres, aux hommes et à la Terre. Créant pour chacun des ancêtres un thème spécifique, ils le reprennent dans une musique commune, symbole de la solidarité qui pourrait rétablir l’harmonie originelle entre l’homme et l’univers.
*Frédéric Anthouard, Lena Bordes, Florence Bourbon, Christiane Gastou, Fabrice Jullian, Hervé Morel et Louise White.

Danser, jouer, chanter
Plusieurs chorégraphies travaillées en atelier de danse avec Lukay Devresse viennent, entre fantaisie et gravité, ponctuer les incantations de ces vieux sages. Une petite troupe de théâtre enfin se constitue (co-animée par Marlen Sauvage et Francis Faure) pour incarner les personnages, et tout ce petit monde de musiciens, de danseuses, de comédiens et de décorateurs entonnent un final réjouissant (chanson écrite et dirigée par Louise White) suggérant quelques solutions raisonnables ou farfelues « Pour sauver notre Terre ».

Des décors et des costumes
La réalisation des décors et des masques, sous la houlette de Sarah Fistol (La muse de Jaracasse), réunit une dizaine d’enfants de 7 à 10 ans : terre changeante sous l’action de l’homme, terre déchirée, souffrante, dont les ancêtres relaient la plainte auprès des hommes.
Les costumes ont été conçus et réalisés par Valérie Siksik (Gard’Robe, à Anduze). Valérie intervient à la Recyclerie d’Anduze où elle dispense des cours de couture. Allez-y, elle est géniale ! C’est le Pétassou, friperie unique (et vice versa) de Sainte-Croix incarnée par Jeanine Julien, qui finance la partie décors et costumes.

Agés de 7 à 17 ans, les enfants viennent de la Vallée Longue, de Saint-Germain, de Saint-Etienne ou de Sainte-Croix. Ce spectacle qui a nécessité deux ans de préparation a été représenté les 13 et 14 juin 2009 à St-Michel-de-Dèze et à St-Etienne-Vallée Française.

Ce projet a pu voir le jour grâce au soutien du Syndicat mixte des Hauts Gardons, de la Communauté de communes de la Vallée longue et du Calbertois, du Conseil général de la Lozère, de la Direction départementale de la Jeunesse et des Sports et de la Région Languedoc-Roussillon.

Il a surtout pu se concrétiser grâce à la volonté farouche de quelques profs, animateurs, responsables d’assos et de nombreux bénévoles…