Et puis voici des fleurs…

© Marlen Sauvage 2022

Au Mascarin, jardin botanique sur les hauteurs de Saint-Leu, nous avons déambulé parmi les fougères, les orchidées, les palmiers, les cactées, etc. J’ai choisi pour cette fois les fleurs roses, rouges et orangées, et ce bourgeon, promesse de la fleur à venir (dernière photo à droite).
Accessoirement, j’apprends que le mascarin était une espèce de perroquet, éteinte aujourd’hui, mais endémique de l’île jusqu’au début du XIXe siècle…

MS

L’Entre-Deux

Le village tire son nom de sa géographie : il est situé entre deux rivières, le Bras de la Plaine et le Bras de Cilaos. J’y suis allée par temps pluvieux, mais les cases créoles multicolores claquaient sous le ciel blanc et la végétation ! Un parc minuscule proposait un temps d’observation par la pratique du dessin, je n’avais ni crayons ni carnet, j’ai donc pris des notes… en photo… Le Dimitile (1837 m) qui domine L’Entre-Deux se noyait dans les nuages, les esclaves en fuite (les marrons) s’y réfugiaient. Ce sont eux qui ont donné son nom à la montagne : dimitile signifie « guetteur » en malgache (merci au GDR…).

Photos : Marlen Sauvage

Haïku ?

© Marlen Sauvage 2022

« Un haïku n’est pas un poème, il n’est pas littérature ; c’est une main qui fait signe, une porte à moitié ouverte, un miroir nettoyé. Il est une manière de retourner à la nature, à notre nature lunaire, notre nature de fleur de cerisier, notre nature de feuille qui tombe, en bref, à notre nature de Bouddha. Il est une manière par laquelle la pluie froide d’hiver, les hirondelles du soir, même le jour dans sa chaleur et la longueur de la nuit prennent réellement vie, partagent notre humanité, parlent leur propre langage silencieux et expressif. »

R.H. Blyth cité par Eric W. Amann, in Haiku II, 4 (1969) .