Un zap book jaune [≠ 11]

Même les menuisiers se suicident quand on les trompe.
[Je me souviens de cette remarque notée dans le zap book jaune. J’ai écrit une nouvelle en lien avec cette info.]

Penser à des histoires vécues pour « moteur » [d’écriture. C’est Erri de Luca qui dit n’écrire qu’à partir de choses entendues ou vécues par lui ou autour de lui… Il y a en a bien d’autres comme lui, je suis sûre, mais tout le monde l’avoue-t-il? ]

– celle de R et Christian
– celle du père d’Anne
– celle de la femme qui avait perdu ses 2 fils dont un curé (Montfavet)
– celle de Jeannette et B
– celle de l’oncle de B. et de sa belle-sœur
– celle de B, schizophrène, et du bébé d’un inconnu
– celle de T.
– celle de François et C.
– celle du suicide manqué du menuisier.

[Voilà donc, treize ans plus tard, ce qu’il me reste encore à écrire parmi tellement d’autres choses… S’escrimer à retranscrire des carnets serait une forme de procrastination.]

Reconnaître que l’on a trop cuit le poisson sans pour autant se flageller. Et toc.
Lire Pessoa, relire le tao, Pascal, Heraclite…

Le 28 novembre 2000, S. déménage. M. est triste. Nous sommes tristes.

Noël à Paray. Belle soirée. Jeu du loup-garou. Danse. Coucher à 5h30. Hôtel des voyageurs, chambre 8.

[Je conseille à tous le jeu du loup-garou pour les soirées de fête ! De l’art du mensonge maîtrisé ou non. Je vais écrire sur les chambres d’hôtel…]

Le Puy-en-Velay

26 et 27 décembre 2000
Visite de Notre-Dame de France en haut du mont Corneille. 727 m. Vue sur la chaîne des puys. 262 marches. « Steph et Julie » parmi d’autres inscriptions. Temps sec et ensoleillé, on mange dans une distillerie-brasserie, andouillette et petit salé aux lentilles.

Le 28. En route pour Alès par la Lozère. Arrêt à Pradelles. Musée du cheval de trait ! On ne visite pas. Brasserie sympa, bleu lavande, petits carreaux beige au sol, plafond rouille. A l’entrée, les iris de Van Gogh peints sur les murs. L’entrée fait sas. Patron sympa, yeux clairs, moustaches blondes.

Retour à Villefort. Rencontre avec D. qui tient le casino de la ville. Elle est de la famille de Louis Ombret. Sur la route : Le Chambonnet, château chambre d’hôtes.

Dans mon arbre généalogique, écrire sur cet homme, cantonnier du village, qui a survécu à sa femme et à sa fille.

« Rien n’est réel sauf le hasard » Paul Auster, dans La trilogie newyorkaise.

Licence Creative Commons

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s