Le carnet rouge à spirale [≠ 6]

[Une série de réflexions pendant l’écriture d’un mémoire sur les ateliers d’écriture.]
(…)
Autre chose : dans L’enfant, le prisonnier, repérer quelques réflexions sur les attentes des détenus, pour alimenter le paragraphe [du mémoire de DUAAE] concernant ce public.

Pour ou contre le dictionnaire en atelier ? Pour ! Un support à certaines propositions pour les participants qui peuvent y puiser des “aides”, pour celui ou celle qui cherche le mot juste, pour vérifier certaines critiques quant au vocabulaire lors des retours par les participants et enfin, parce que si l’on ne se préoccupe pas d’orthographe ni de syntaxe, rien n’exclut que certains aient envie d’y avoir recours (en prison, c’est… prisé).

Trouver ce qui va bien dans un texte écrit « contre » le ressenti même de l’auteur ? => Etre pertinent dans ses retours quant au texte en le replaçant dans une logique de personnage, de situation fictive de récit. Mais est-on crédible ?
[Souvenir que j’avais manqué de pertinence en tentant cela avec une participante, précisément, laquelle invoquait la « véracité » de la situation évoquée… Pourtant, je maintiens qu’il est préférable de « retourner » sur les textes en gardant à l’esprit que le « je » littéraire l’emporte toujours sur celui de l’auteur.]

Sur la question des compétences : « Etes-vous prof ? », maintes fois posée en détention.

Oser une parole personnelle ? Jamais elle ne prendra la place des auteurs !

[Je réfléchissais ici à diverses questions relatives à l’animation d’ateliers d’écriture, évoquées dans le mémoire d’un étudiant qui m’avait précédée dans cette formation. Sur ce point particulier, j’ai changé d’avis. Oser une parole personnelle, bien sûr, ce n’est pas se substituer à un auteur quel qu’il soit !]

Progression dans les propositions ? Faire « progresser » est-il vraiment la signification sous-jacente ? Non. Peut-être une façon d’amener les participants à se questionner sur leurs pratiques une fois qu’ils ont expérimenté des propositions différentes (« cheminement » est préférable, en effet).

Apprendre à laisser parler les participants avant de donner mes propres retours.
[Pas de systématique, là encore. Un retour n’est jamais un jugement de valeur, et pour encourager des retours qui n’en soient pas, je crois à la parole de l’animateur qui situe les choses du côté du texte, du travail mis en œuvre pour répondre à un enjeu d’écriture, et qui donne ainsi le contexte des retours.]

Questionner ce qui fait la réussite d’un atelier : l’assiduité ? La production de textes, voire, leur qualité ? L’adéquation entre objectif visé et objectif atteint ?

[Questions récurrentes, malgré les années. Ce week-end du 19 octobre 2013, dans notre rencontre annuelle avec les compagnes de promo de l’université Paul Valéry, nous en avons évoqué bien d’autres… Signe que ce métier ne s’installe dans aucune certitude.]

Licence Creative Commons

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s